5min

Les derniers Wallons du Wisconsin

hdwisconsin-1.jpg
Colin Delfosse. CC BY-NC-ND.

À la fin du XIXe siècle, des milliers de paysans wallons prenaient le large vers les États-Unis, emportant leurs cultures et leurs traditions. Que reste-t-il de wallon après 150 ans de vie à l’américaine ? Médor est parti voir.

Dans les vastes plaines d’Amérique du Nord, les routes interminables sont balayées par des cohortes de pick-up. Après Chicago s’ouvrent le « pays laitier » du Wisconsin et la ville de Green Bay.

Passé la capitale, le trafic disparaît totalement et les banlieues s’espacent sur une langue de terre qui plonge peu à peu dans le lac Michigan : la péninsule de la Porte. À mesure que l’on avance, les paysages verdoyants de l’Upper Midwest prennent des accents familiers : les silos à grains et les fermettes de briques rouges rappellent étrangement la Hesbaye wallonne. Une chapelle de Saint-Ghislain surgissant au coin de la route confirme notre arrivée dans le Walloon Historical District, l’enclave belge des États-Unis. Bienvenue chez nous.

Des tripes et des tartes

Luxembourg, Wisconsin. Sur les boulevards qui quadrillent la plus grande agglomération « wallonne », rien ne laisse transparaître la moindre belgitude. Dans les cafés et restaurants, on trouve cependant quelques mets typiques. Au Rose’s Family, sur des banquettes en skaï rouge, Susie Thiry sirote un café. Belge de nom, elle admet ne plus connaître grand-chose de la culture de ses aïeux. Le seul héritage palpable de cette culture se résume selon elle à « des tripes (saucisses) et des tartes ». « Les meilleures du comté se dénichent chez Marchant’s Foods », la (bien nommée) supérette du village de Brussels, à 30 kilomètres. Dans les rayons dudit supermarché, entre donuts et chips, une pancarte surannée indique les « World Famous Belgian Pies ». …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Il suffit de cliquer sur le bouton blanc, ci-dessous.

Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période découverte (bouton jaune) vous donne gratuitement accès à l’ensemble de nos articles durant 15 jours, sans engagement.

Ensuite, si vous estimez que notre travail journalistique indépendant (vous) est utile, vous pourrez toujours nous apporter votre soutien en vous abonnant. Merci

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3533 abonnés et 2106 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus