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Musti se prend la pâtée

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Le petit chat à la bouche en croix a été inventé par l’Anversois Ray Goossens. Presque octogénaire, le chaton tradi s’écrase face à sa cousine japonaise ultra-marketée et étrangement semblable : Hello Kitty.

Musti a un gros rhume. Sa maman s’inquiète : son chaton éternue sans arrêt. Vite, à la pharmacie ! Pendant ce temps, Monsieur Lapin et Madame Tortue lui rendent visite. Aux petits soins, sa maman revient avec du sirop pour la toux. Il suffit d’une cuillère pour que Musti s’envole au pays des rêves.

La famille vit dans un monde parfait : un village rural avec un papa qui conduit une voiture, une maman qui cuit des cookies et un chaton qui aide à étendre le linge sans râler. La série, déclinée en livres et en dessins animés, n’aborde aucun sujet fâcheux.

Pendant des décennies, ces scénarios fonctionnent du tonnerre pour notre chaton flamand, créé en 1949 par le dessinateur et réalisateur Ray Goossens et passé à l’écran dès 1969 sur la VRT.

À la mort de Ray Goossens, en 1998, la société belge ParadisoTV de Roland Uyttendael rachète les droits et commence à produire des dessins animés 3D dès 2006, toujours dans l’esprit tradi de son fondateur. Le chaton perce les écrans dans 60 pays. En 2007, les médias belges étaient fiers de titrer « Les aventures de Musti bientôt sur Al Jazeera ». Mais le miracle belge s’arrête là.

Dans la choucroute

Depuis, Musti a loupé l’occasion de se renouveler. En 2014, la maison d’édition anversoise Ballon Media cesse de le publier. Le chaton disparaît aussi des écrans télé. Il survit sur le web avec des créations 3D.

Son compte Spotify comptabilise 225 abonnés et 4 000 écoutes par mois avec …

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