6min

Coller - serrer

sexe-sadomasochisme
Johanna de Tessières. Tous droits réservés.

La culture BDSM (bondage, sado-masochisme) se développe discrètement à Bruxelles. Des prostitués se sont spécialisés en la matière. Au moins dix travailleurs du sexe proposent leurs services à une clientèle ciblée : les homosexuels masculins.

« Tu peux aller te déshabiller à côté », annonce Maxime à son client. Guillaume dépose le verre de vin qu’il sirotait dans le salon d’un appartement de Saint-Gilles, en Région bruxelloise.

Déjà prêt, dans son pantalon de cuir et son tee-shirt noirs, Maxi­me fait cracher le dub­step de ses baffles, enfile gants de latex et mas­que de chirurgien « pour le côté flippant du personnage », puis franchit la porte pour rejoindre Guil­laume dans le « donjon ». Au mur, à côté d’une représentation assombrie de La Cène, pendent cordes, fouet, cravache, collier de cuir et laisse. D’autres instruments sont rangés sur la cheminée ou disposés dans une vitrine : martinet, bâillon, sonde à urètre, spéculum, godes…

Délicatement, Maxime dégage une mèche de cheveux de Guil­laume, lui enfile une cagoule et un collier de chien. Il lui ligote la main gauche derrière le dos, fait le tour des épaules à l’aide de la corde et l’enlace pour aller chercher le bras droit, qu’il coince également dans le dos. La peau se plisse en­tre les liens. Voilà déjà dix minutes que la séance a débuté. « Ça va ? » Maxime s’enquiert de l’état de son client. Un soupir sert de réponse.

Le jeune homme chétif de 27 ans s’empare d’une roulette dentelée, puis de pinces et d’une cravache pour blesser les flancs et les tétons. À chaque coup, la respiration de Guillaume s’accélère, ses yeux se ferment et les zones endolories rougissent.

Avec sa visite hebdomadaire, ce …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 2725 membres et 1691 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus