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A l’assaut du langage

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Axel Korban. CC BY-SA.

La Belgique manque d’informaticiens. Côté francophone, les possibilités de se frotter, pour les plus jeunes, à la programmation sont rares, celle-ci n’étant pas encore intégrée dans les programmes scolaires. Les Coder Dojos, réservés aux 7-17 ans, offrent un espace pour commencer à triturer du code.

PHP, C++, C, Ruby on Rails, JavaScript, Python,… À ces mots, cher lecteur, ne prenez pas vos jambes à votre cou. Il ne s’agit que de noms de langages de programmation, qui, parmi bien d’autres, servent à faire fonctionner des programmes que vous utilisez quotidiennement. Comme un navigateur Firefox ou Chromium, la messagerie Thunderbird, des applications Adobe, la suite bureautique Libre Office, et on en passe.

Apprendre ces langages est devenu un enjeu de plus en plus important, tout comme l’alphabétisation l’a été durant les XIXe et XXe siècles dans nos contrées. Le « code » nous concerne tous, explique Olivier Goletti, informaticien responsable à l’UCL du projet Sciences informatiques pour le secondaire inférieur (SI2). « La programmation n’est plus pratiquée par le seul diplômé en informatique, mais aussi par le scientifique pour faire de la modélisation, par le mathématicien, par le statisticien pour traiter des données, par l’artiste pour créer, par l’enfant pour s’amuser, par un service administratif pour trier, mais aussi par la société civile pour scruter, par certains pour surveiller, par d’autres pour décider et par le citoyen pour améliorer le quotidien. »

Reste qu’en Belgique, comme le rappelait en 2015 l’économiste Bart Van Craeynest, on manque d’informaticiens diplômés pour aborder de façon cohérente les bouleversements du numérique. Et pour de la formation en direct et sur temps court, jusqu’à il y a peu, la Wallonie était plutôt désertique. C’est ce qu’a constaté Céline Colas, une Liégeoise de 29 ans diplômée en communication et passionnée de nouvelles …

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