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La révolution sans la liberté

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Alex De Moté. CC BY.

C’est parti, la Wallonie a sauté à deux pieds dans le numérique… ou plutôt dans un programme clinquant, mais qui oublie le logiciel libre. Erreur stratégique ?

503 millions d’euros sur quatre ans. C’est la somme que la Région wallonne a décidé de dégainer, au début de l’année 2016, pour (r)attraper au mieux le train du numérique. Pour Jean-Claude Marcourt, qui compte le numérique dans son portefeuille ministériel bien rempli, il n’était pas question de louper cette « révolution qui s’impose à tous ». D’autant que le secteur du numérique ne pèse que 1,4 % du PIB wallon, contre 2,6 % côté flamand et 7,6 % à Bruxelles. C’est ce que pointe une étude commandée par la SOGEPA, organisme de soutien aux entreprises.

Pour travailler ce sujet complexe, le gouvernement wallon embrasse les méthodes du monde digital : « collaboration, co-création, approche bottom-up (ascendante). » À la manœuvre, un Conseil du numérique, chargé de faire remonter les idées du privé, de l’associatif, du monde universitaire… Les citoyens peuvent même déposer des suggestions sur une plateforme en ligne, le Printemps du numérique. Le Conseil est présidé par Pierre Rion, un ingénieur et homme d’affaires au profil LinkedIn long comme le Chili, qui a fait fortune dans la reconnaissance de caractères. Rion se définit comme un « business angel wallon », qui appuie les jeunes entrepreneurs et siège dans un joli lot de conseils d’administration, tout en présidant le Cercle de Wallonie et l’Association des vignerons wallons.

En 2015, le Conseil a remis un rapport comprenant 50 mesures, entérinées peu après par le gouvernement wallon. Points phares : création du Digital Wallonia Hub (80 millions d’euros) …

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