2min

Le syndrome de Grand-Bigard

trafic-routier-inforoute

Qui n’a jamais entendu parler de « Chênée », de « Loncin », des « Quatre-Bras » ou de « Zellik » ? Parmi les auditeurs de la RTBF, personne. Le Belge a une bagnole dans le ventre et le radioguidage dans les oreilles. Est-ce bien du service public ?

Des chiens errants et des camions sur le flanc, avant ou après les infos, c’est comme la météo : une évidence. Penserait-on à remplacer le radioguidage par des conseils de communication non violente ou par des mini-cours de néerlandais ? Jamais ! Qu’on prenne le vélo, le train ou qu’on reste à la maison, on sera informé de la situation sur l’A12. Plus fort encore : la fonction TA (« traffic announcement ») des autoradios autorise l’info-trafic à interrompre nos CD ou nos autres programmes radio.

Catherine Lernoud, responsable de Mobilinfo à la RTBF, parle d’un service « unique en Europe ». L’info-trafic compte 11 rédacteurs/ présentateurs, qui réalisent 28 000 bulletins par an, soit 90 par jour « normal » de semaine.

Ce service est « unique en Europe » par le nombre de partenaires qu’il mobilise autour d’un objectif commun : « Améliorer sans cesse le service aux usagers de la route. » Au centre PEREX (pour « Permanence d’exploitation ») de la Région wallonne, les policiers fédéraux, les fonctionnaires du Service public de Wallonie et les équipes de la RTBF partagent les infos et la machine à café. La RTBF bénéficie aussi des apports des auditeurs et de partenaires privés, comme Coyote (qui avait démarré comme avertisseur de radars), le motard d’Europ Assistance ou les Taxis verts. Ceux-ci sont-ils payés ? « Non. Ce sont des partenariats publicitaires. » T’as vu un « embarras de circulation » à Strombeek ? OK, t’auras ton nom à la …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 2740 membres et 1709 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus