4min

La bonne dame et la p’tite stagiaire

feminisme-machisme-sexisme
Charlotte Chauvin. CC BY.

Choisir une semaine lambda. Consigner, au fur et à mesure, le sexisme vécu au féminin. Dans les détails du quotidien. Voici le résultat des courses, d’une violente banalité.

Lundi

Dans le train Bruxelles-Tournai, une femme est assise avec ses deux enfants, un garçon et une fille. Ils doivent avoir 7 ou 8 ans. Je les remarque parce qu’ils font un bruit monstre en ouvrant leurs paquets de gâteaux. Ils descendent à Ath. Quand le train entre en gare, la mère alpague la gamine : « Aide-moi à ranger. » La petite ramasse les briques de jus et les paquets de gâteaux, qu’elle refile à sa mère. Le garçon n’en fait pas une. Enfin si, il s’est levé pour descendre du train.

Mardi

Ce matin, j’ai fait les courses chez Carrefour. Entre midi et deux. En chargeant un pack d’eau minérale dans mon caddie, j’en fais tomber un autre. Un employé surgit dans le rayon pour m’aider à le ramasser. Je souris, le remercie. Son collègue accourt et balance : « Ah la bonne dame, elle a fait tomber de l’eau ? C’est pas bien. Il est où le fouet ? Mouahahah [rires gras]. » Je change vite fait de rayon.

À 14 heures, rendez-vous à la banque avec mon compagnon pour un projet de crédit immobilier. Le banquier nous précède dans le couloir et lance, guilleret : « Je vais chercher ma petite collègue et j’arrive. » Je lui réponds : « Ah bon, elle a un problème de taille ? » Gêné, le « conseiller » bredouille l’air sincère que non, c’est parce qu’elle est stagiaire. De mon côté, tout aussi gênée, je me demande …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Il suffit de cliquer sur le bouton blanc, ci-dessous.

Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période découverte (bouton jaune) vous donne gratuitement accès à l’ensemble de nos articles durant 15 jours, sans engagement.

Ensuite, si vous estimez que notre travail journalistique indépendant (vous) est utile, vous pourrez toujours nous apporter votre soutien en vous abonnant. Merci

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3495 abonnés et 2110 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus