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Bruxelles. Au nord, c’étaient les shoppings

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Nicolas Belawez. CC BY-NC-SA.

L’immobilier commercial a horreur du vide. Et des espaces vides, il y en a au nord de Bruxelles. Tout comme sur le plateau du Heysel, cet héritage hétéroclite de l’urbanisation bruxelloise. Pour le réhabiliter, les autorités de la capitale pactisent avec un géant français de la promotion immobilière. Une bonne idée ? Pas sûr.

Un jour, José Manuel Barroso appelle Charles Picqué, fou de rage. » Début 2007, le président de la Commission européenne veut attirer à Bruxelles une conférence mondiale sur le Darfour. Mais, faute de capacité d’accueil suffisante dans la capitale de l’Europe, c’est finalement à New York que l’événement sera organisé. « Barroso chiait des clous. Quelques jours plus tard, à Cannes, pour le Mipim, Charles a une fulgurance matinale. Il est comme ça, Charles, il est du matin. Il se rend compte qu’il nous manque un centre de convention de dimension supérieure. »

Le Mipim, c’est le Marché international des professionnels de l’immobilier, la grand-messe du city marketing, où les villes s’exposent et courtisent les investisseurs. Et celui qui tutoie ainsi Charles Picqué, l’ancien ministre-président de la Région bruxelloise, s’appelle Henri Dineur.

L’homme est son ancien chef de cabinet, et ancien échevin de l’urbanisme, à Saint-Gilles. Il a fait aboutir plusieurs chantiers difficiles, comme la rénovation du quartier de la gare du Midi, non sans susciter quel­que controverse. Recasé dans les instances de gestion du plateau du Heysel, il supervise le réaménagement de cette vaste zone au nord de Bruxelles, où cohabitent des palais d’exposition décrépits, des parcs de loisirs et un stade de foot à l’avenir incertain. Il pousse le projet avec la détermination de ceux qui connaissent le temps lent de la transformation urbaine, « par dix ans ou des multiples de dix années ».

Effet Bilbao

Charles Picqué, explique Henri Dineur, est subitement acquis à l’idée …

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