9min

La guerrière est de retour

colisis
Alexandra Dieu. CC BY-NC-SA.

L’ex-députée Ingrid Colicis pensait avoir vécu le plus douloureux : démolie, rejetée par son propre parti, le PS. Puis vint le cancer.

Vingt jours avant les élections du 26 mai, la candidate Ingrid Colicis, jadis promise à une belle carrière, déroule le film de sa vie sur son lit d’hôpital. De sa mort politique décrétée par son propre parti à son actuel combat pour la vie. Quelques jours plus tôt, elle a inquiété les médecins oncologues de Bordet, à Bruxelles, qui la piquent, la recousent, lui balancent de la chimie jusqu’au dégoût depuis son premier cancer, assez bénin, détecté en août 2017. « En pleine nuit, dit-elle, j’ai commencé à claquer des dents, à ressentir une montée de fièvre inhabituelle. Au début, j’ai géré seule, cherché à me relaxer, croyant juste à une crise de panique. » Puis, l’ancienne députée et échevine socialiste de Charleroi s’est retrouvée au cœur de la mêlée. Du personnel soignant, des cathéters, des tubes venus de partout. D’ordinaire, elle aime ça, les mêlées. Allusion à cette chimère d’une solidarité partagée entre tous, à ses anciennes bagarres avec les camarades cumulards et, sans doute, à ce besoin de reconnaissance qui la tourmente depuis tant d’années. Mais là, la vie à pleines dents, les galères, tout ça a failli s’achever 46 ans après les premiers gémissements, le 28 décembre 1972. La faute à un choc septique redouté dans la lutte contre le cancer. D’un coup, auprès de patients à l’immunité minée par la chimiothérapie, le sang s’emplit de bactéries. « Chez moi, cette nuit-là, le niveau d’infection est passé de 5 à 370. »

« Je n’ai pas envie …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période d’essai d’un mois, gratuite et sans engagement, est également faite pour cela. Cependant, nous avons besoin d’être financés pour continuer notre projet. Si vous trouvez notre travail important, n’hésitez pas : devenez membre de Médor.

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 2821 membres et 1727 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus