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2018, année de la donnée

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Le nouveau Règlement européen sur la protection des données (RGPD) vient d’entrer en vigueur. Sur le terrain, les entreprises et administrations se dépêchent de recruter leur « délégué à la protection de la vie privée ». Vite !

Dans le paquebot numérique en mouvement perpétuel, 2018 restera peut-être comme l’Année de la donnée. Le scandale Cambridge Analytica va laisser des traces. Cette société anglaise, financée par Robert Mercer, milliardaire, pionnier du trading à haute fréquence (transactions financières à grande vitesse, grâce à des algorithmes) et soutien de Donald Trump, a siphonné les données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook (dont 60 000 Belges) à des fins politiques. Le scandale a permis à de nombreux utilisateurs d’Internet et des réseaux sociaux de réaliser à quel point ils n’ont aucune idée de ce que les services gratuits fabriquent avec leurs données personnelles et s’ils les sécurisent efficacement ou non. Comme dit l’adage : si c’est gratuit, c’est vous le produit. Et ce qu’on offre, donc, quand on cède ses données, ce sont des informations qui permettent d’être identifié en tant qu’individu : nom, numéro de téléphone, identifiant en ligne, données de localisation mais aussi éléments liés à notre aspect physique ou à notre situation culturelle, politique, religieuse ou sociale.

Hasard du calendrier, ces révélations télescopent un autre événement de taille pour la gestion de nos données. Depuis ce mois de juin, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) est entré en vigueur. Fruit de quatre ans de palabres européennes, il promet aux membres de l’Union européenne de pouvoir « s’adapter aux …

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