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Serge Kubla en résidence surveillée

C’est une mesure judiciaire rarissime à l’égard d’une personnalité politique de premier plan : la villa de l’ex-ministre MR Serge Kubla, inculpé pour corruption et blanchiment d’argent dans le cadre de l’affaire Duferco, a été saisie à titre provisoire pour une durée de cinq ans. Dans son numéro 9 à paraître le 6 décembre, Médor publiera une vaste enquête sur ce surprenant dossier politico-financier. En attendant, voici une entrée en matière à 5 millions d’euros.

Au 103 de l’avenue du Manoir, l’artère la plus chic de Waterloo, l’ancien ministre, député et bourgmestre Serge Kubla n’est plus tout à fait chez lui. Médor l’affirme : sa belle villa protégée des regards par une haie imposante a fait l’objet d’une saisie judiciaire. Kubla peut encore recevoir des amis, préparer son sapin de Noël et même engager des travaux d’aménagement, s’il le souhaite. Mais, durant cinq ans, il lui est interdit de vendre ce bien immobilier, estimé à environ 1 million d’euros. 

Pourquoi le ciel est-il tombé sur la tête de Serge Kubla, membre du Mouvement Réformateur, le parti du chef du gouvernement fédéral Charles Michel ? L’ancien ministre wallon de l’Economie a été placé en détention préventive il y a bientôt trois ans. On se souvient de ces images télévisées d’un grand format de la politique aussi soulagé qu’embarrassé à sa sortie de prison. C’était le 26 février 2015. Le libéral avait passé deux nuits à la prison de Saint-Gilles avant de reconnaître peu à peu son rôle d’intermédiaire pour le compte de la firme sidérurgique italienne Duferco. Alors qu’il était encore député, en 2009, Kubla avait commencé à percevoir un fixe trimestriel de 240 000 euros payé par Duferco via une société maltaise. Inculpé pour corruption, son rôle aurait consisté à transmettre à de hauts dirigeants congolais des enveloppes de billets censées faciliter l’accès des Italiens au marché congolais.

LE CONSULTANT ÉCRIT À LA MAUVAISE ADRESSE

Mais il y a des détails qui tuent. Serge Kubla …

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