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Nuit urbaine, un espace d’étrangeté

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Serena Vittorini.

« Il y a 15 ans, le dimanche soir, les rues étaient fréquentées, les gens allaient boire un verre avant de recommencer la semaine », nous partage un Hutois lors de notre soirée chez Mamy, à l’Exotica Café. « Là, il est 20h et nous sommes rive gauche. J’ai été étonné de voir que ce bar était ouvert. D’habitude, il est fermé. En général, si je veux me détendre un peu le soir, je suis obligée de me rendre Grand Place. J’y vais à pied mais je ne suis pas à l’aise, alors que je suis assez costaud. D’ailleurs, je vous déconseillerais, vous jeune fille, de vous promener dans les rues de cette ville lorsqu’il fait noir. Ce n’est plus comme avant. »

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Une chose est sûre : à Huy, le sentiment d’insécurité des riverains grandit de jour en jour. Preuve en est, le bourgmestre Monsieur Christophe Collignon annonçait le 7 novembre dernier qu’il avait modifié son plan zonal et prévoyait de renforcer la présence policière dans les rues afin de rassurer la population. D’où vient cette peur, cette crainte des habitants ? La nuit, les rues sont désertes. Les parcs ne sont pas illuminés. En semaine, très peu de bars restent ouverts en soirée. Aux abords du centre, il n’y a rien, aucun espace de rencontre. Serena, notre photographe, a passé cinq nuits dehors avec son appareil et son trépied. Elle a tenté de donner un peu de lumière dans les quartiers sombres des deux rives de la ville. Elle a choisi de révéler la cité mosane dans son obscurité. « J’ai ressenti que les Hutois ne vivaient pas pleinement l’espace urbain en dehors de la Grand Place. L’architecture de la ville change au fur et à mesure qu’on s’éloigne du centre, ce qui a une grande influence sur notre perception de l’espace extérieur ».

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