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L’exil et nos frontière intérieures

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Vue entre l’aéroport de Zaventem et le centre fermé 127 bis, Steenokkerzeel. Depuis quelques semaines, dix agents Frontex sont entrés en fonction à l’aéroport de Zaventem, pour assister la police belge aux retours forcés des personnes en centre fermé. Le 7 octobre 2025, Mahmoud Ezzat Farag Allah, demandeur d’asile palestinien, a mis fin à ses jours dans le centre fermé 127bis, en raison de ses conditions de détention.

Tom Lyon. CC BY-NC-ND.

À propos de l’exil, le photographe Tom Lyon privilégie la capture des petits détails pointus aux clichés qui victimisent. L’univers documenté est celui d’une répression incarnée par la présence de Frontex à la gare du Midi et à l’aéroport de Zaventem.

Le 10 mars 2023, des personnes en situation irrégulière occupent le futur centre de crise fédéral alors en rénovation à côté de la gare du Nord, à Bruxelles. Les occupants, le collectif Stop à la crise de l’accueil, font une déclaration : « Si les autorités ne reconnaissent pas la crise humanitaire dans leurs propres rues, nous prendrons les choses en main. À quoi sert sinon un centre de crise ? » Tom Lyon y est présent. C’est en tant que photographe et citoyen solidaire qu’il participe aux protestations. Dans ce portfolio, il ne montre qu’une seule image de ces évènements : une barricade. Une image qui symbolise la manière dont les exilés ont agi, plutôt que des photos qui dépeignent les sans-papiers comme des victimes passives.

Selon Caritas International, en 2025, près de 3 000 personnes ayant demandé une protection internationale à l’État belge – et qui ont donc droit à un hébergement – dorment en rue ou dans des squats. L’ONG a recensé plus de 10 000 condamnations de l’État belge pour ces infractions en trois ans. Mais les centres d’accueil continuent de fermer et la politique belge devient de plus en plus stricte en matière de migration.

C’est de ce constat que nait le travail de Tom Lyon. Avec Arena, il interroge les images et les récits qui façonnent notre perception des politiques migratoires. Pour cela, il voyage de Calais à l’Italie, puis retourne dans sa ville natale, Bruxelles. Les postes-frontière, les garde-côtes, les barbelés, l’agence Frontex qui repousse les gens …

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