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Un visage comme canevas

L’histoire de la couverture du Médor 24

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Naomi Waku. CC BY-ND.

La couverture du Médor 24 a été réalisée par une artiste bruxelloise, Naomi Waku. Qui s’est peint le visage et couverte de plastique pour incarner le contenu ni rose ni entièrement amer de notre numéro de rentrée.

Chaque couverture de Médor est un défi, une aventure. Pour celle-ci, nous rêvions d’un visage. Fort et capable de porter un message. Nos pilotes « iconos », comme on dit chez nous, avaient repéré Naomi Waku, une artiste de 27 ans, qui fait de son corps le matériau de son art.

Naomi aime les couleurs vives. Comme on peut le voir en cliquant ici, les photos qu’elle diffuse sur Instagram, par exemple, la mettent en scène elle-même, maquillée colorée et plein face à l’objectif.

Voici ce que Ludi (Loiseau) et Louis (Garrido) lui ont écrit le 12 juillet.

« Le numéro 24 de Médor va rassembler un ensemble de sujets où nos corps sont mis à mal.

Parmi les enquêtes, reportages et récits, il y sera question de pollution, d’accidents ferroviaires et du travail, de handicap au travail, d’eczéma chronique et de drogue de rue. Les corps y sont contraints, en lutte, contre des rails en pleine vitesse, des tâches à répétitions, un contexte écrasant.

Notre envie n’est pas d’illustrer l’ensemble de ces sujets via un maquillage mais de voir avec toi comment on peut traduire ces tensions par la présence d’un visage en couverture. »

Noami témoigne aussi de sa démarche :

« En m’inspirant de plusieurs sujets de ce numéro, je me suis créé un moodboard de photos. Ce que je voulais représenter sur la couverture, c’était un visage pensif mais expressif à la fois. J’utilise mon visage comme canevas, car c’est le support que je connais …

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