19min

Terrain miné

Histoire très belge d’un stade si peu national

terrain_de_foot-stade-national
Éva Le Roi. CC BY-NC-ND.

Des années qu’on en parle, d’un nouveau stade pour accueillir les exploits des Diables rouges. Grâce à une société flamande, Bruxelles est en passe de concrétiser cette ambition. Sans aucun appui du fédéral, taclée même par les autres Régions du pays. Un stade somme toute fort peu national, qui n’était pas censé coûter un balle aux contribuables. Vérification par Médor, avant la déferlante émotionnelle de l’Euro 2016.

Ce pays n’a pas de couilles. » Sous les hauts plafonds à caissons sculptés de l’hôtel de ville de Bruxelles, les mots claquent. Au pied de vénérables tapisseries traînent pêle-mêle un numéro de Foot Mag, des maillots dédicacés des Diables rouges et un volumineux dossier intitulé « Stade national ». Le premier échevin Alain Courtois (MR), en charge des sports, a pris le temps de nous recevoir pour parler stade, alors que dans la presse du jour il se fait allumer jusque dans les rangs de son propre parti pour son soutien au piétonnier controversé du centre-ville. La polémique ne l’émeut pas plus que ça. Mais que le pays ne soit pas suffisamment couillu, ça le met en rogne. « Il n’y a jamais d’ambition, jamais quelqu’un qui va proposer de grands événements. » Comprendre : excepté lui.

Dans le dossier du stade national, Courtois est aux premières loges. Galvanisé par les récents succès de Diables rouges autrefois moribonds et l’approche de l’Euro 2020, ce projet prévoit d’ériger un nouvel antre du football sur le parking C du Heysel – terrain appartenant à la Ville de Bruxelles mais situé en Flandre. Dommage collatéral de l’opération : le stade Roi Baudouin, à moins d’un kilomètre de là, et sa piste d’athlétisme qui accueille le Mémorial Van Damme pourraient être démolis. Aux avant-postes du chantier polémique, on retrouve aussi deux fortes têtes : Guy Vanhengel, ministre bruxellois du Budget et des Finances, cacique de l’Open VLD, et Paul Gheysens, magnat immobilier …

Lire, en toute liberté

Cet article semble vous intéresser. Vous pouvez lire la suite à votre aise : c’est un cadeau. Il suffit de cliquer sur le bouton blanc, ci-dessous.

Nos contenus doivent être accessibles au plus grand nombre. La période découverte (bouton jaune) vous donne gratuitement accès à l’ensemble de nos articles durant 15 jours, sans engagement.

Ensuite, si vous estimez que notre travail journalistique indépendant (vous) est utile, vous pourrez toujours nous apporter votre soutien en vous abonnant. Merci

Un journalisme exigeant peut améliorer notre société. Voulez‑vous rejoindre notre projet ?

La communauté Médor, c’est déjà 3570 abonnés et 2103 coopérateurs

Médor ne vous traque pas à travers ses cookies. Il n’en utilise que 3 maximum pour la sécurité et la navigation.
En savoir plus