Gros sur la patate

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En Belgique, la patate et la frite sont reines. En quarante ans, la surface agricole dédiée à la culture de pommes de terre a triplé. Elle couvre aujourd’hui près de 100 000 hectares dans le pays. Et notre pays est devenu également le plus gros exportateur de pommes de terre transformées (frites, croquettes, chips) au monde. Les géants de la transformation, Clarebout ou Lutosa (McCain) affichent des chiffres d’affaire en centaines de millions d’euros. Et garantissent aux patatiers qui les fournissent d’avoir un revenu intéressant, chose rare dans un monde agricole en crise prolongée. À la condition de respecter des contrats de livraison aux règles drastiques.

Pour alimenter leurs usines, les « gros » de la transformation cherchent aussi à se fournir en France. Wallonie (Hainaut, notamment), Flandre (vers Courtrai) et nord de la France se retrouvent donc au cœur d’une chasse à la pomme de terre intense. Raison pour laquelle les médias indépendants Médiacités, Médor et Apache s’associent dans cette enquête participative pour comprendre l’envers de la pomme de terre. Car si tout le monde fait de la patate parce que ça se vend, quels en sont les dommages collatéraux ?

Nous nous pencherons sur les risques de dégâts environnementaux d’une culture qui a besoin de pesticides, les conditions de travail dans les usines de transformation mais aussi sur la concentration des terres autour d’une monoculture et de l’impact que les patates belges et françaises, fortement dédiées à l’exportation, peuvent avoir sur la diversité agricole. Et pour cela, nous avons besoin de vous. Partagez-nous votre expertise.

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