5G, l’impossible débat ?

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Illustration issue de l’enquête parue dans Médor #20.

Julie Kern Donck. CC BY-SA

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L’avènement de la 5G en Belgique devient de plus en plus concret. Ce 22 janvier 2021, Le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi et une série d’arrêtés royaux déposés par la ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques, des Télécommunications et de la Poste, Petra De Sutter (Groen). Les différents textes ouvrent la voie à la mise aux enchères des droits de la 5G en Belgique. Ils mentionnent le montant de base pour chacune des bandes de fréquences mises aux enchères (2, 3, 4 et 5G), le total avoisine les 800 millions d’euros.

A côté de cela, la ministre des Télécommunications souhaite aussi mettre en place une plateforme de connaissances et d’apprentissage afin de suivre les aspects liés à la santé et à l’énergie. Son but est "d’apporter une réponse objective aux questions des citoyens et des entreprises", précise le communiqué de presse de la ministre Petra De Sutter.

Parmi les exigences que l’on retrouve dans les textes, la question de la couverture par les opérateurs : "après un an, 70 % de la population aura accès à la 5G ; après deux ans 99,5 % et après six ans 99,8 %", peut-on lire dans le communiqué.

Au niveau de la Région bruxelloise, le gouvernement souhaite qu’un débat soit organisé au sein du Parlement. Il s’agit d’une commission délibérative, composée de parlementaires et de citoyens. Et : "c’est au terme de ce débat public que le cadre législatif sera établi pour le déploiement de la 5G, notamment en ce qui concerne les normes d’émission". Les conclusions de ce débat devraient être disponibles dans le courant du deuxième trimestre 2021, ce qui pourrait amener les éventuelles conclusions et/ou recommandations dans les textes législatifs pour le 30 juin au plus tard. En attendant, les normes actuelles (50 fois plus strictes à Bruxelles que ce que préconise l’OMS) – qui intègrent le respect du principe de précaution – restent d’application sur le territoire bruxellois, notamment pour les zones tests.

Médor redonne, à son niveau, la parole aux citoyen·nes

Jusqu’à présent, malgré les bouleversements du quotidien que cette technologie va engendrer, la population a été tenue à l’écart des discussions. Ce débat sert à en comprendre la cause. Il a été construit sur base des questions de nos membres, soumises à des spécialistes.

Seront abordés dans les vidéos ci-dessous : l’impact sanitaire, l’impact environnemental, les démarches citoyennes, les craintes légitimes et les conflits d’intérêt.

Avec l’expertise de

  • Wendy de Hemptinne, physicienne, co-fondatrice du collectif ondes.brussels
  • Dominique Demonté, Directeur d’Agoria Wallonie
  • Francis Leboutte, ingénieur civil et co-fondateur du Collectif Stop5G
  • Jean-Pierre Raskin : Professeur à l’École Polytechnique de Louvain, UCLouvain, chercheur dans le domaine de la micro- et nano-électronique.

Le débat a eu lieu à Bruxelles, le 13 octobre 2020, dans le respect des mesures sanitaires. Seul·es les spécialistes étaient rassemblé·es. L’audience suivait les échanges et y participait en direct, mais à distance. La retransmission souffre parfois des contraintes techniques découlant de la situation. Toutes nos excuses.


Modération : François Corbiau, auteur de l’enquête parue dans Médor 20
Captation et retransmission : ZinTV
Suivi technique : Actic Asbl

Puissent ces échanges nourrir votre réflexion.

A vous maintenant de vous emparer du débat…

Et pour appuyer votre réflexion, lisez l’enquête 5G, le débat confisqué

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