[Medor] Pour sortir du tunnel

  1. Médor 24 : certitudes ébranlées
  2. Médor web : flash back dans nos histoires et questions
  3. L'actualité de nos archives
  4. Contenus plébiscités

Médor 24 : certitudes ébranlées

Il y a 7 ans, il s'en est fallu de peu pour que notre slogan ("les yeux ouverts") ne soit "la certitude du doute". Cette maxime restée en coulisses, fait écho au contenu de ce numéro.

Comment appréhender la société sans l'observer avec nuance, ouverture d'esprit, curiosité, écoute, sens critique ? Comment comprendre si l'on n'accepte pas d'avoir tort ?

Avant d'éditer ce numéro, nous avions certaines certitudes concernant le travail adapté, les investissements dans le plastique, le nucléaire, la nourriture bio, les transports en train, la démocratie et même la vie sur Mars. Elles ont été ébranlées par le travail d'enquête de nos journalistes.

Si Médor est indépendant, c'est aussi pour pouvoir se permettre de publier des contenus inattendus qui poussent à réfléchir avant d'agir. Des infos qui engendrent le débat, préalable indispensable à toute démocratie.

Préparez-vous, le 9 septembre prochain, Médor rebat certaines cartes. L'analyse de la partie en sera certes plus complexe, mais sacrément plus riche. Pour nous rappeler que nous ne sommes pas des machines. Doutons. Pour garder vie, rester humains. Pour sortir des systèmes de pensée et imaginer de nouvelles perspectives. Quitte à ce que cela fragilise l'équilibre confortable qui aurait pu nous amener à accepter le monde tel qu'il est.

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Les crises et les états d'urgence nous enferment dans un tunnel, empêchant toute vision d'ensemble, séquestrant les esprits, brouillant les sens. Médor offre une issue de secours, en laissant de la place au doute, à l'analyse, à l'écoute d'autres voix, plus discrètes ou hors champs. Sans être déconnecté de l'importance d'agir vite, il choisit l'investigation, ce journalisme en profondeur qui offre le recul pour comprendre.

Soyez la prochaine personne à rejoindre notre communauté de membres, vous ne verrez plus jamais la Belgique (ni votre rôle en son sein) de la même manière.

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Médor web : flash back dans nos histoires et questions

A côté de notre grande investigation participative sur l'hypersurveillance à la belge, nous continuons de publier sur le web, des enquêtes et récits plus classiques, dont l'intérêt public reste indéniable. Plongez dans ces contenus que vous ne trouverez que sur medor.coop.

Nos dernières questions

  • Où sont passées nos allumettes ?
    Il fut un temps où la Belgique transformait ses peupliers en allumettes. Aujourd’hui, les usines ont toutes été délocalisées dans des pays où la main d’œuvre est bon marché. Médor s'est intéressé au peuplier belge, un business local victime de la mondialisation.
  • Et si on donnait nos embryons ?
    Les dizaines de milliers de fécondations in vitro pratiquées chaque année en Belgique génèrent des embryons « en trop ». Après quelques années au congélo, les « auteurs du projet parental » ont le choix : les détruire, les confier à un programme de recherche ou… les donner à d’autres personnes en mal d’enfants.
  • L’ecstasy, ça pollue combien ?
    Ces dix dernières années, la Belgique s’est imposée comme l’un des principaux producteurs mondiaux de drogues synthétiques : la police y a découvert plus de 110 laboratoires de drogue. Mais qui dit labo de drogue, dit aussi production de déchets illégaux… Les décharges sauvages atteignent désormais des niveaux record. Où sont-elles ? Jusqu’où polluent-elles notre environnement ?

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Vica Pacheco. CC BY-NC-SA

Nos dernières histoires

  • Pierre s’en allait en guerre
    En 1940, 300 000 jeunes sont lâchés sur les routes, abandonnés par l’armée et le gouvernement belge qui viennent pourtant de les mobiliser. Ce sont les CRAB, et leur périple a été effacé de la mémoire nationale. Pierre Masset était l’un d’entre eux. Son petit-fils nous raconte son histoire.
  • Autopsie d’une étrange mort en cellule
    Le 4 février 2015, Dieumerci Kanda, un ressortissant angolais, se rend au poste de police de la rue Démosthène, à Bruxelles, pour y déclarer la perte de son portefeuille. Sans raison apparente, il est arrêté et placé en détention policière. Trois heures plus tard, Dieumerci est retrouvé pendu. Que lui est-il arrivé ?
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Paul Peyrolle. CC BY-ND

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L'actualité de nos archives

Comme les bonbons, nos articles ne sont pas périssables. Même des années plus tard, ils apportent un éclairage utile aux actualités.

  • L'enquête de santé : le 20 mai dernier, les Médecins Assistants Candididats Spécialistes faisaient grève pour dénoncer leur conditions de travail dangereuses pour leur santé et celle de leurs patients. Début juin, six hôpitaux belges ont reçu des visites non-annoncées du Contrôle des lois sociales pour s’assurer que la durée de travail des médecins candidats spécialistes respecte bien le cadre légal. Ces visites ont été menées simultanément à la demande de cinq auditorats du travail.
  • Bébés placés : accrochez-vous, détachez-les ! Depuis ce mois de juillet, les Services d'Accueil Spécialisés de la Petite Enfance (SASPE) disposent de davantage de personnel d’accueil des enfants, afin d’améliorer prioritairement l’encadrement durant la nuit. Et des renforcements complémentaires sont prévus dès 2024. Nous offrions un porte-voix aux revendications du secteur en décembre dernier dans une enquête d'Alix Dehin (n°21) concernant les maltraitances structurelles au sein des pouponnières.
  • La fabrique du monde sans repos : En 2018, nous racontions l’histoire de Mohammed, personne sans-papiers. Huit ans qu’il s’esquintait la santé à faire des boulots de "merde" sur nos chantiers publics. Dont la station Arts-Loi, à Bruxelles. Aujourd’hui, Mohammed est à l’Église du Béguinage. Épuisé, désespéré de la fabrique de ce monde sans repos.
  • Un sol qui s'effrite : La rédaction de Médor reste atterrée par la violence et l'ampleur de la catastrophe que notre pays traverse depuis les inondations de juillet. Au-delà du constat dramatique et afin de nourrir la compréhension des catastrophes similaires qui viendront à se multiplier, nous vous proposons de revenir sur ce papier de Sang-Sang Wu, publié sur notre site en février.
    L’érosion hydrique des sols est un phénomène naturel mais qui tend à s’amplifier à cause de nos pratiques agricoles. Notre surproduction culturale de pommes de terre met les sols à rude épreuve. Couplée à des épisodes climatiques extrêmes comme ceux que nous venons d'observer, elle accroît le risque de ruissellement, d’inondations et de coulées de boue puisque les sols sont compactés et rendus peu perméables.
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Prenez le temps de plonger régulièrement dans nos archives, elles contiennent sûrement une enquête, un reportage ou un récit qui aura de l'impact sur vous.

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Contenus plébiscités

  • Didier Reynders, son clan et ses liens avec le Kazakhgate. Des mafieux, des oligarques, des espions et un parfum de scandale au plus haut niveau de l’État. Nos journalistes ont raconté, dans plusieurs articles, le kazakhgate et ses ramifications belges. A côté de cela, Philippe Engels a publié un livre, "le Clan Reynders", fruit d'un titanesque travail d'investigation sur cette forte personnalité politique et ses amitiés bien placées. Ce livre fait partie des nominés pour le prix du livre politique 2021.
  • Les coucougnettes. "Un de vos articles a mené à un texte parlementaire" nous a informé Margaux De Ré, députée écolo au Parlement bruxellois. Une proposition de résolution pour sensibiliser à la contraception masculine et encourager à responsabilité partagée a été déposée le 19 juillet.
    L'article qui a mené à ce texte est la bédé "Les coucougnettes", rédigée et illustrée par Guillaume Lion, dans le Médor 23. De toute l'histoire de Médor, c'est la première fois qu'une bédé monte au Parlement.
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Guillaume Lion. CC BY-NC-ND

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