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Le conte de nos dépensesC'est l'histoire d'un paysan, dans la Wallonie du XIXe siècle. Il trouve que son âne lui coute trop cher. Il le voit se goinfrer d’herbe, de paille, de blé, de foin, d’avoine. Il en a marre et décide de mettre à la diète sa bête de somme. Qui continue à porter. Plus difficilement. De jour en jour, la portion de nourriture est diminuée. L’âne meurt. Et le paysan s’exclame : « Quel dommage ! J’étais enfin arrivé à ce qu’il ne mange plus rien. » Et si cette histoire et était celle de nos services publics ? Dans un contexte de plus en plus concurrentiel, nos entreprises à capitaux publics doivent fournir des services d’intérêt général avec de moins en moins de moyens. Une des enquêtes de notre prochain numéro se penche sur la façon dont l'une d'entre elles est amenée à tailler dans son réseau de guichets, réduire la palette de services à la population, limiter le temps passé à faire société. Jusqu'à risquer de faire crever l'âne. La part des dépenses publiques dans notre PIB est certes parmi les plus élevées d’Europe. Mais « ce qu’il faut regarder, nous répond quelques pages plus loin un redoutable pourfendeur du gouvernement De Wever, c’est la plus-value que crée l’État. Je pense qu’en la matière, nous sommes en tête de peloton en Europe. Nos pensions, par exemple, sont distribuées plus équitablement, selon un modèle solidaire. » Avenir de nos services publics mais aussi captation de CO2, coups de matraque, caresses et chatons sont au sommaire de ce 42ème numéro. Dès le 5 mars en librairie et sur medor.coop
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Mélanie Utzmann-North. CC BY-NC-ND
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Sentiers : Nous passerons !Hamme-Mille est un « village sympa ». C’est annoncé en lettres fluo, à l’entrée de ce bourg cossu de la commune de Beauvechain (BW). Pourtant, Martine le qualifie de « village féodal », dans une saillie publiée sur un groupe Facebook de riverains, en novembre 2024. Qu’a-t-il bien pu se passer pour radicaliser ainsi une inoffensive retraitée ? Ce qu’il s’est passé c’est qu'un chemin utilisé depuis au moins 50 ans a été privatisé. « Ça nous a réveillés » confie Martine, qui s'est lancée, avec un groupe de riverains, dans une bataille pour préserver un autre sentier menacé. Et ce, quasi-pacifiquement, par les voies démocratiques que permet le décret voirie. Saynète en salle du Conseil communal. En accès libre, sur notre carte interactive.
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Valfret. CC BY-NC-ND
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Expo des illus de MédorQuelques semaines après la toute première exposition dans nos bureaux (celle d’«arena» par Tom Lyon), nos illustrateur·ices exposent chez nos voisins du Sterput, dans le quartier des Marolles, à Bruxelles. Jusqu'au 1er mars, vous pourrez admirer des originaux publiés dans nos pages et des travaux personnels de Gwénola Carrère, Morgane Griffoul, Pauline Lecerf, Gabri Molist, Pom Koo et Philippine Vidart. Leurs démarches artistiques sont racontées sur notre site. C'est une nouvelle façon pour Médor de continuer à défendre la création visuelle en Belgique (et de cultiver de bonnes relations de voisinage).
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Ce qui restera en nous de GazaLeïla Shahid s’est éteinte. Pendant dix ans, elle a été la voix de la Palestine à Bruxelles. Avant ça, elle était aux côtés de Yasser Arafat dès 1970, lors des débuts de la lutte de libération, à la signature des accords d’Oslo, en 1993, puis lors de l’assassinat de Yitzhak Rabin deux ans après. La paix, l’espoir, enfin, qu’on tuait sous ses yeux. L’ancienne diplomate redevenue ces dernières années « simple » militante était plus inquiète que jamais. Choquée par l’attitude ultra-guerrière du gouvernement d’Israël, outrée par la passivité des leaders européens face à l’horreur de Gaza. Elle accordait un entretien à Médor, en décembre 2024. Il est à relire sur notre site, en accès libre via ce lien.
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