Des outils robustes, c'est capital

  1. Des outils robustes, c'est capital
  2. Médor 36, les yeux ouverts sur la photo
  3. Médor dans les médias

Bonjour,

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Des outils robustes, c'est capital

La robustesse on vous en a déjà parlé. Nos outils « open-source » moins. Ce joli mois d'août 2024 est un bon moment, car justement on prévoit de les rebidouiller, ces outils.

Si Médor a une drôle de gueule c’est parce que, chez nous, les graphistes composent les pages du magazine en… tapant des lignes de code. Ils et elles travaillent avec un programme au nom fleuri d’HTML2PRINT, qui détourne des langages habituellement utilisés pour créer des pages internet.

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Ce choix s’est fait il y a dix ans, à la création de notre média indépendant et lorsque nous questionnions nos rapports aux outils informatiques. Médor s’est vite tourné vers le « libre », c’est-à-dire vers des programmes qu’il nous était possible d’utiliser et de modifier librement, pour les adapter à nos besoins, nos envies et en faire un bien commun.

Et comme le dit très bien le philosophe Marcello Vitali-Rosati dans son livre L’éloge du bug, « Un commun, ce n’est pas uniquement un bien dont l’accès et l’utilisation sont partagés. Derrière ce bien se trouve toujours un collectif qui s’organise, dans un contexte déterminé, pour le faire vivre. Lorsqu’on parle du logiciel libre comme d’un commun, on ne considère donc plus simplement une ressource librement accessible, sur laquelle les utilisateurs ont certains droits. On prend aussi en compte les conditions économiques et sociales qui permettent, ou ne permettent pas, à des individus de produire et distribuer ce code libre. »

Les conditions économiques, il en est justement question en ce moment. Pour bénéficier de l'intelligence collective et rémunérer dignement toutes les personnes qui prendront part aux réflexions et aux développements, Médor lève des fonds.

En vous adressant ce message, nous ne vous demandons pas des dons. Nous vous proposons de prendre des parts dans notre coopérative. Elles sont à 20€. Libre à vous d'en prendre une, 5, 20 ou même 250. Ce faisant, vous re-capitalisez notre entreprise mais vous devenez surtout coopérateurices de Médor. Un acte qui vous permet de participer à la vie démocratique de notre média, de voter durant nos assemblées générales (1 personne = 1 voix) et de présenter votre candidature pour intégrer l'organe d’administration.

Je me renseigne sur la coopérative

HTML2PRINT, Wagtail, Oddoo (dans sa version communautaire) sont quelques uns des logiciels libres et open-source que nous utilisons pour agencer et mettre en forme les contenus de notre média ou gérer nos diverses bases de données. Les personnes qui soignent ces outils sont nombreuses et (précieuses !). Elles travaillent en coulisses, réfléchissent longtemps et à plusieurs, questionnent les pratiques, en créent de nouvelles, interrogent le sens pour ne développer que ce qui est nécessaire et réunir les conditions pour que ces développements soient durables et partageables.

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Certaines de ces personnes font partie de notre équipe graphique et sont membres du collectif OSP (Open Source Publishing), d'autres sont des développeurs indépendants, d'autres encore sont des structures externes avec lesquelles nous collaborons (Tactic asbl et Coop IT Easy notamment). Elles bricolent et bidouillent du code pour que Médor sorte du commun des magazines, tout en rendant sa maquette graphique accessible à qui le souhaite. Elles veillent aussi à ce que les données des utilisateurices ne soient collectées et utilisées qu'en cas de stricte nécessité, tout cela de manière éthique et en toute transparence.

Pour assurer la robustesse de nos outils, après 10 année de vie bien remplie, nous devons à présent les mettre à jour, les rebrancher, les compléter ou les remplacer. Ce qui représente un coût humain de développement. Posséder ses propres outils implique la responsabilité de leur maintenance.

Médor est un média libre, dans tous les sens du terme, porté par une coopérative de plus de 1900 personnes, qui, aujourd'hui, entame la rénovation de ses « maisons numériques ». Vous nous aideriez à pouvoir faire ça bien ?

La levée de fonds est divisée en 3 paliers :

  • 1) La maquette et les outils de mise en page.
    Montant nécessaire : 10 000€
  • 2) L'outil de gestion.
    Montant nécessaire : 55 000€
  • 3) Le futur lieu (avec vitrine?).
    Montant nécessaire : 15 000€

A ce jour, le montant du palier 1 est atteint. Notre recherche de lieu avance bien et le déménagement de nos bureaux se profile pour la fin de l'année. Les premières réunions pour amorcer les développements ont eu lieu. Mais l'objectif financier total est encore loin. Ensemble nous pouvons y remédier, n'hésitez plus, prenez dès maintenant une ou plusieurs parts ?

Je me renseigne sur la levée de fonds

Médor 36, les yeux ouverts sur la photo

Il y a dix ans, à la création de Médor, nous avons fait un choix: consacrer, dans chaque numéro, entre 10 et 15 pages au portfolio d’un ou d’une photographe qui, comme nos journalistes, documente la Belgique. Il ne s’agit pas ici d’illustrer un article, mais de mener un travail documentaire de longue haleine, de développer un regard, d’interroger le réel. Et alors? Alors, dans le contexte de la presse en Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est tout sauf un détail. La photo documentaire a quasi disparu des pages de nos journaux. C’est même «le nœud du problème», d'après Georges Vercheval, créateur du Musée de la Photo de Charleroi en 1987 et mémoire vive de la photo documentaire en Belgique.

Alors, aujourd’hui, nous voulons aller plus loin. Et nous engager à donner de l’espace, de l’argent et du souffle à la photographie du réel. Non seulement par le biais d'un partenariat avec Contretype (centre d'art pour la photographie documentaire et l'image) pour soutenir, via l'appel à projets archipel, la création émergente et les nouvelles générations d’artistes de la photo et de l’image actif·ves en Belgique. Mais aussi en consacrant, dans le numéro 36 qui paraît le 5 septembre prochain, 26 pages à des portfolios et des dizaines d’autres à la photo au sens plus large, ainsi qu'à une réflexion sur la place et le pouvoir que nous pouvons lui donner.

4e couverture Médor 36

Si ce numéro ou notre journalisme de manière générale vous intéresse, n'hésitez pas à vous abonner avant le 1er septembre pour recevoir le magazine directement chez vous.

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Médor dans les médias

Olivier Bailly était invité dans l'émission « Septante minutes avec Olivier Bailly - Le journalisme d'investigation ». Une belle occasion de replonger dans la genèse et les grands moments du projet Médor.

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