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Bonjour, Un média d’information peut-il « prendre soin » de ses contemporains ? Dans How Journalists Engage, Sue Robinson décrit un changement des valeurs fondamentales de la presse : l’émergence de nouvelles pratiques, pensées autour de la construction de la confiance et de participation. En plus de leurs fonctions traditionnelles (exercer une vigilance démocratique et raconter des histoires), les journalistes peuvent, selon elle, contribuer à reconstruire des liens au sein des communautés et à faciliter le dialogue. Pour cette journaliste américaine, l’information doit rejoindre l’« éthique du care », qu’on appelle parfois en français « éthique de la sollicitude ». Il s’agit d’un projet de société, formalisé dans les années 1980, structuré autour de l’attention à l’autre, de la prise en compte des vulnérabilités et de l’interdépendance entre les gens. Pour reprendre les mots de la philosophe Fabienne Brugère, cette éthique « donne à entendre la voix des fragiles et met en garde contre les dérives marchandes de notre société ». Médor n°39, qui arrivera dans vos boîtes aux lettres à partir du 5 juin, essaie donc de prendre soin. De vous, de nous et des autres. Comment ? En donnant la parole à des personnes vulnérables, comme ces résidents et résidentes de maisons de repos « pirates » ou ces ados qui ne peuvent pas se payer des dents bien alignées. Mais aussi, en créant du lien, par notre bureau ouvert sur la rue, nos enquêtes participatives ou notre rubrique de petites annonces. Ce petit bout de sommaire, que nous vous partageons en exclusivité, reflète ces attentions :
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Boutique en maintenance & accès libre à notre siteNote de service : à l'heure où s'écrivent ces lignes, notre équipe est affairée à la rénovation de notre outil de gestion (le CRM comme on dit). Afin de faciliter vos commandes et simplifier notre vie administrative. Le tout, toujours en logiciels libres. Durant ce chantier, vous ne serez plus en mesure de vous connecter en tant que membre sur notre site. Mais pas de panique ! Absolument tous les articles de notre site, publiés depuis 2015, sont en accès libre pendant une semaine. Profitez-en pour faire découvrir Médor à vos proches. Un formulaire de commande artisanal remplace temporairement notre boutique. Vous pouvez donc toujours profiter de notre offre spéciale pour la fête des familles. Jusqu'au 8 juin, offrir un abonnement annuel à Médor vous revient à 60€ au lieu de 90€.
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Entre la fête des mères et celle des pères, Médor se (re)questionne sur les façons dont on considère et célèbre les familles aujourd’hui. Le modèle qu’on a toujours en tête, c’est la famille « corn flakes » : un papa, une maman, deux enfants vivant sous le même toit. Il y a pourtant toutes les autres familles, aussi variées que les menus de petit déjeuner. En 2019, Médor rencontrait Laura Merla, sociologue de la famille, qui s’intéresse à ces nouveaux modèles. Et elle nous expliquait que « la famille est de moins en moins définie par la coprésence des individus dans un lieu unique. Elle colle de moins de moins aux murs d’une maison ! On n’est plus dans un seul modèle de vie linéaire avec ses étapes traditionnelles. Maintenant, on change plusieurs fois de couple, c’est plus mouvant. Résultat : on valorise davantage le caractère électif de la famille.» «Les familles "corn flakes" ont éclaté», un entretien à (re)lire dans Médor n°17 et sur notre site.
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«Paris perdus», un documentaire sur les paris sportifsMédor et Wrong Men vous présentent «Paris perdus», un documentaire d'Olivier Bailly, Marc De Coster et Florian Vallée. Ce jeudi, à 22h30 sur La Une. Les paris sportifs s'invitent partout. Dans votre rue, dans votre salon, dans votre match du samedi soir. Pariez sur le prochain goal, la première carte jaune, le dernier tacle. Vieux et (surtout) jeunes, jouez ! La fortune est au bout du clic. Mais derrière le loisir, se trouve l’addiction. Dépressions, isolement, existences ruinées. En suivant des joueurs, écoutant des experts, donnant la parole aux acteurs du secteur, le documentaire «Paris perdus» met en lumière les pratiques des opérateurs privés. S’appuyant sur la technologie incitant à l’excès, l’obstruction législative et le lobby politique, le secteur se développe. La pratique concerne une population de plus en plus vaste, souvent précaire. Les paris sportifs détruisent des vies. Et ce n'est pas un hasard.
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Raconter le réel en BDDepuis son premier numéro, Médor publie des enquêtes et récits en bande-dessinée. Pour pousser toujours plus loin les possibilités narratives du journalisme. Avec quels résultats ? Quelles fulgurances et quelles limites ? Demain, 21 mai, trois auteurices ayant publié dans Médor répondront à ces questions (et bien d’autres) lors d’une masterclass au Musée de la BD (Bruxelles). De 18h30 à 20h30. Prix libre. Avec : Anne-Lise Combeaud («Elles en ont plein le seau», Médor n°3), Cyril Elophe («Vivre avec les attentats», Médor n°8), et Léa Jarrin («La campagne, ça vous gagne», Médor n°31). Modérée par Chloé Andries (journaliste et cofondatrice de Médor). Affiche réalisée par Antoine Middagh.
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Antoine Middagh
Rejoignez notre canal SignalLe 20 janvier, Médor a quitté X / Twitter, se joignant au mouvement HelloQuitteX. Par souci de cohérence, nous prenons aujourd'hui nos distances avec Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp). À la fin de l'année 2025, ces réseaux sociaux ne seront plus mis à jour. Pour les remplacer, nous créons de nouveaux canaux, libres. Pour être informé·es de nos dernières publications et actualités, rejoignez notre canal Signal. Vous recevrez des notifications brèves, directement sur votre écran de téléphone. Il vous suffit de télécharger l'application Signal puis de vous rendre sur medor.coop/signal.
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Merci pour l'intérêt que vous portez à notre journalisme ! Louis Van Ginneken (journaliste & chargé de participation), pour toute la bande à Médor.
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