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Adoption : Cathe, Youn et les victimes invisibles
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Notre enquête sur l'inceste dans les familles adoptivesCathe et Youn ont été adoptées. Elles racontent l’envers du récit habituel sur l’adoption internationale, celui de familles présentées comme des modèles d’ouverture, où l’amour dépasserait les liens du sang. Cathe et Youn ont connu l’inceste et la maltraitance. Elles se sont heurtées à la violence d’un système qui n’a pas su les protéger – alors qu’elles font partie des 4 % de victimes d’inceste qui osent porter plainte. En Belgique, les angles morts statistiques sont flagrants. Le rapport du Centre fédéral d’expertise (KCE, 2016) rappelle que l’ampleur réelle de la maltraitance infantile est difficile à mesurer : les fichiers de la police, de la justice et des services sociaux sont fragmentés, les définitions et codages varient, et le statut d’enfant adopté n’est pas systématiquement indiqué dans les signalements. Résultat : les personnes adoptées restent largement « invisibles » dans les enquêtes épidémiologiques et administratives. Non parce que le phénomène n’existe pas, mais parce que nos outils ne le mesurent pas. « Il faut une enquête globale en Belgique. On ne peut pas s’attaquer à un problème sans le comprendre correctement, martèle Lily Bruyère, coordinatrice de l’asbl SOS Inceste. L’an dernier, nous avons recensé plus de 2 000 appels et nous accompagnons de temps en temps des personnes adoptées. » « On sait que les révélations d’inceste sont rares, explique Samira Bourhaba, psychologue. Elles le sont encore davantage dans les familles adoptives. Tous les mécanismes de loyauté, de confusion et de peur du rejet y sont exacerbés.» Une enquête à lire dans Médor n°41. Disponible en librairie et sur notre site. La journaliste Sung-Shim Courier sera l'invitée de l'Université des femmes (le 13 janvier, Bruxelles) et de la librairie Schaerbook (date à définir) pour présenter ses conclusions et sa démarche d'enquête. Informations à venir sur medor.coop/agenda
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Portrait de Pierre-Édouard Stérin, l'exilé réacCatho-identitaire, réactionnaire et proche de l’extrême droite, le milliardaire Pierre-Édouard Stérin est Français mais habite à Lasne, dans le Brabant wallon. Une base opérationnelle depuis laquelle il entend servir le « bien commun » et surtout « sauver la France », avec de solides connexions de ce côté-ci de la frontière. En finançant des projets aux valeurs ultra-conservatrices, l’homme d’affaires caresse le doux rêve de faire gagner l’extrême droite dans les urnes et dans les têtes. Son portrait est à lire dans Médor n°41 et sur notre site.
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Sentiers : Albert Stassen, l'emmerdeur des cheminsAlbert Stassen est l’opiniâtre président de l’association Chemins de Wallonie. Le retraité est passé par les cabinets des ministres Wathelet et Lutgen pères (ex-PSC/cdH), par l’échevinat de sa commune, les bancs de l’opposition locale, et a été commissaire d’arrondissement (l’adjoint du gouverneur de province). Depuis les années 80, il défend la petite voirie face aux accaparements des propriétaires terriens. Au culte de la propriété privée, il oppose un droit constitutionnel : la liberté de circuler. Entretien à lire dans Médor n°41 et en accès libre sur notre site.
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Médor n°41 est en vente dans les librairies ainsi que dans divers commerces (magasins Oxfam, épicerie bio, commerces d'artisanat belge,...). N'hésitez pas à vous y rendre pour vous le procurer. Vous pouvez également le commander via notre boutique.
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Antoine Lobstein.. Tous droits réservés
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Podcast : «L'objectif du groupe Rossel n'est pas de faire de la presse de qualit黫Le nom Bolloré fait beaucoup fantasmer» reconnaît Olivier Bailly, au micro de RCF Bruxelles. «C’est un loup que l'on convoque très rapidement pour se faire peur - et je pense qu'on a raison d'avoir peur quand on en voit les crocs. Mais dans ce cas-ci, le groupe Rossel ne peut pas être assimilé aux pratiques Bolloré. Essentiellement parce que c'est un groupe familial dont le métier est la presse. Ce sont des patrons et l'objectif de Rossel n'est pas de faire de la presse de qualité, d'alimenter la démocratie ou de jouer un rôle de contre-pouvoir. C'est de faire du profit.» L'interview est à réécouter en podcast par ici. Kiosque a reçu la palme de l'environnement de CanopeaNotre collectif de médias indépendants, composé d'axelle, Alter Echos, Imagine, Le Ligueur, Tchak - La revue paysanne et citoyenne, Wilfried Magazine et Médor, a reçu ce prix pour «pour sa contribution à la défense d’une presse libre, éthique et socialement responsable qui est aujourd’hui plus qu’indispensable et qui participe à la défense d’une démocratie vivante». Canopea ajoute que «protéger l’environnement, c’est protéger la possibilité de l’avenir ; pour Kiosque, protéger la presse, c’est préserver la possibilité du sens. Dans les deux cas, il s’agit de protéger le vivant — qu’il soit biologique ou démocratique.» Le communiqué est à lire dans son intégralité ici. Toute l'équipe de Médor est très fière de recevoir ce prix et est d'autant plus motivée à poursuivre ses engagements pour un journalisme respectueux des gens et de l'environnement.
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