Médor n°1

Éditorial
Sauve qui sait!
Trois ans et trois mois de gestation. Un an et une chique de levée de fonds, mélange d'abonnements et de parts coopérateurs. Et Médor sort. Pourquoi ? Les pistes de réponses dans notre premier éditorial. Ou comment nous tentons d’expérimenter sur l'avenir du journalisme et triturons la pâte étrange des logiciels libres. Le tout entre vie sexuelle ruinée et coups de pression.
Dans le Médor n°1 sur les pages 1–2 et également disponible en ligne .
Le sexe de Médor
À quoi ça sert de voir son sexe?
Chloé Andries
En Belgique, des femmes désireuses de se «réapproprier» leur corps organisent des ateliers d’auto-observation gynécologique. Spéculum et miroir à la main, elles découvrent ce que seuls les gynécos ont l’habitude de voir: leur propre sexe. Un acte libérateur, qui raconte la place du sexe dans la société.
Dans le Médor n°1 sur les pages 7–9 .
Enquête
SNCB: quand l’intégrité déraille
Par Philippe Engels
Le malaise à la SNCB est forcément plus profond que l'écume des jours. Voici ce que Médor écrivait dans son premier numéro, à propos de la "gestion" des Chemins de fer belges...
Dans le Médor n°1 sur les pages 10–21 et également disponible en ligne .
Fulguro-Point
À Verviers, elle germe, elle germe, la prochaine révolution musicale
Serge Coosemans
À Verviers, le collectif de musiciens Herrmutt Lobby fonctionne comme une start-up américaine, fabriquant non seulement du son mais aussi des logiciels, du hardware et d’avant-gardistes applications musicales pour smartphones.
Dans le Médor n°1 sur les pages 22–23 .
Portrait
Le king du camping
par Benjamin Moriamé
Il a vécu en caravane, dans une baraque et à présent dans un chalet en bois. Comme plus de 10.000 Wallons, souvent démunis, Albert Harte, 70 ans, vit toute l’année dans un habitat léger. Un choix qu’il revendique, et qu’il a défendu jusque chez le Roi. Son histoire est un combat pour sa liberté, contre une Région qui préfère les «bien logés».
Dans le Médor n°1 sur les pages 24–31 .
L’enquêteke
Les barrières du roi
Pierre Huyghebaert
À Bruxelles, des barrières métalliques traînent régulièrement sur les trottoirs situés entre le palais royal et le palais des Académies. Mais pourquoi donc ne les range-t-on pas ?
Dans le Médor n°1 sur la page 32 et également disponible en ligne .
Enquête - Prix de la Presse Belfius
Le goût amer des pilules Mithra
Par David Leloup (avec M.P., st.)
Près d’une femme sur deux sous pilule contraceptive en Belgique avale quotidiennement un comprimé générique de la société Mithra. Dopée aux aides et subsides publics, l’entreprise liégeoise, qui affichait 11,4 millions d’euros de pertes consolidées fin 2014, a pourtant enrichi son patron François Fornieri d’au moins 6,5 millions au cours des mois précédant son entrée en Bourse. Conflits d’intérêts financiers, business plan trafiqué, délocalisation fiscale des fruits de la recherche wallonne, risque financier non déclaré au gendarme de la Bourse : les coulisses de la « success-story » Mithra laissent un goût amer dans la bouche du contribuable wallon.
Dans le Médor n°1 sur les pages 34–47 .
Enquête
Quand j’étais Flamande
Par Jean-Michel Leclercq
Un Bruxellois (de Liège) enquête sur ses origines limbourgeoises et se découvre brabançon, anversois et carolo. Par l’histoire bricolée de sa famille, c’est un pays à la pauvre mémoire qu’il raconte. Où nous, les francophones, et eux, les Flamands, sommes tous un peu «bâtards».
Dans le Médor n°1 sur les pages 48–64 .
Médor à colorier
Médor à colorier
Yves Prévaux
Une rubrique pour toi, enfant, qui pique tout le temps le Médor de tes parents.
Dans le Médor n°1 sur les pages 66–67 .
Photo
Sur les traces de mon père, tué par une ombre
Par Jan Rosseel
Le père de Jan Rosseel est l’une des victimes des tueurs du Brabant. Trente ans après, l’imaginaire du photographe orphelin reconstruit la part manquante d’un drame national.
Dans le Médor n°1 sur les pages 68–81 .
Aire libre
Quand Adolf (re)vient gâcher la fête
Quentin Noirfalisse
Chaque année au 1er janvier, le droit d’auteur sur les œuvres d’artistes morts il y a 70 ans expire. Cool : on peut alors librement publier ces créations, les diffuser, les échanger, les modifier. Sauf que, dans la cuvée 2016, il y a Hitler et Goebbels.
Dans le Médor n°1 sur les pages 82–83 .
Moment flamand
«Ce monstre en moi qui ne cesse de grandir»
Par Simone Maas. Traduction: Thomas Lecloux
Laura, une Flamande de 24 ans profondément dépressive, le ressent depuis la maternelle: vivre, ce n’est pas pour elle. À tel point qu’au terme d’une longue procédure, elle a reçu le feu vert de trois médecins pour se faire euthanasier. Ils ont identifié, chez elle, les conditions prévues par la loi belge du 28 mai 2002: une souffrance psychique «constante et insupportable qui ne peut être apaisée» et qui résulte d’une affection «grave et incurable». En juin 2015, Laura s’est confiée au quotidien flamand De Morgen1. Une interview relayée par de nombreux médias à l’étranger, où la loi belge suscite la polémique autant qu’elle inspire les autorités, et que Médor publie pour la première fois en français. Laura devait mourir cet été. Mais a, pour l'instant, suspendu sa décision.
Dans le Médor n°1 sur les pages 84–91 .
L’infortune des mots
«Tous pourris»
Luc Delfosse
C’était l’expression fétiche de l’extrême droite. C’est désormais une opinion aussi fréquente qu’une vidéo de chaton ou qu’un tweet politique « mal compris ». Tous pourris, vraiment ? Ou tous accros au pouvoir ?
Dans le Médor n°1 sur les pages 92–93 .
Enquête
Le silence du tram
Olivier Bailly
À Bruxelles, avec la carte Mobib, la Stib conserve le détail de tous nos déplacements pendant au moins… six mois. Et quand on lui demande ces données personnelles, elle ne nous en transmet qu’une partie. La Stib dépasse-t-elle les bornes ?
Dans le Médor n°1 sur les pages 94–96 et également disponible en ligne .
Étude du milieu
Quel guêpier!
Joël Matriche
Dans quelques semaines se tiendra à Paris la COP 21, la grande Conférence des Nations unies sur le climat. Son objectif : la conclusion d’un accord contraignant qui permettrait de lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Un réchauffement qui n'a rien de conceptuel : depuis 1833 en Belgique, la température moyenne a augmenté de deux degrés. Avec des conséquences, déjà, pour la faune et la flore. Mais plus largement, c'est l'équilibre du monde qui est perturbé : selon l'ONU, il pourrait y avoir 250 millions de réfugiés climatiques à la moitié du siècle.
Dans le Médor n°1 sur les pages 98–99 .
Lobbycratie
Votre bière, avec ou sans pression politique?
Martin Pigeon1
On les imagine comme des personnages louches, avec un fort penchant pour les restos de luxe et les valises de billets. En réalité, les lobbyistes européens fréquentent les bars de Bruxelles et infiltrent les institutions européennes, des cacahuètes à la main. Serait-ce pour cette raison, notamment, que le projet européen prend l’eau ?
Dans le Médor n°1 sur les pages 100–102 .
Trait belge
Une police du royaume
Pierre Huyghebaert
Dans ses pages, Médor profite d'un second souffle de la police Alfphabet. Ce caractère typographique belge des années 1940, encore vaguement utilisé par la SNCB, tend à disparaître.
Dans le Médor n°1 sur la page 103 et également disponible en ligne .
Entretien
«La seule pression possible sur les politiques, c'est les médias»
Par Céline Gautier et David Leloup
En Belgique, peu de citoyens «pareils à votre voisin» se sont approchés aussi près qu’elle des médias, de la politique et de la justice. Malgré une extrême lucidité qui parfois confine à l’amertume, Carine Russo croit encore dur comme fer aux vertus et à la force du collectif.
Dans le Médor n°1 sur les pages 104–111 .
Chamanisme du dimanche
Textes et dessins de Louis Theillier
En Belgique, d’honnêtes gens s’offrent des trips hallucinatoires collectifs sous ayahuasca, l’un des plus puissants psychotropes au monde. Louis Theillier, graphiste et dessinateur, a testé cette «liane de la mort» auprès d’un jeune chaman wallon. Dans ses premières visions, des kitscheries en plastique, de bons gros clichés new age et un message très clair: restitue en BD ce que la plante t’a montré.
Dans le Médor n°1 sur les pages 113–125 .
Le nombril de Médor
Le nombril de Médor
Médor c’est avant tout une aventure collective, un projet horizontal, à hiérarchie tournante, réalisé avec des logiciels libres à 19 personnes... Du coup, parfois Médor, c’est aussi une histoire drôle.
Dans le Médor n°1 sur les pages 126–127 .