Médor c’est un magazine

premier numéro

Médor n’est pas un chien. C’est un magazine trimestriel belge et coopératif d’enquêtes et de récits.

Au programme: 128 pages en quadrichromie (format 17 × 23 cm) et 100 % de journalisme, des enquêtes, des récits, des portraits, des photos, des graphes, des rubriques qui en ont dans le ventre. Le tout centré sur la Belgique.

Organisé en coopérative, Médor crée aussi un nouveau processus pour construire l’information et pour vous offrir un deep journalism de terrain indépendant, exigeant et amusant. Carrément.

L’ADN

Belge

Comme chacun d’entre nous, Médor ne sait pas exactement ce que veut dire être belge. Mais il continue de chercher et vous en parle dans chaque numéro.

Spéléologue

Médor explore, enquête et insiste. Plusieurs semaines pour une enquête, deux parrains pour accompagner l’auteur, un collaborateur visuel directement adjoint au projet. Nous créons des conditions de travail qui permettent d’aller au fond des choses. On préfère le deep journalism au slow journalism. Ce qui compte, ce n’est pas d’être lent. C’est de creuser plus profondément.

Libre

Médor est plus libre qu’un indépendantiste flamand et un régionaliste wallon réunis. Il n’est ni votre ami, ni votre ennemi. Nous ne sommes pas dans la conviction, mais nous cherchons à comprendre les faits. Et les logiciels qui font Médor sont libres, eux aussi.

Enthousiasmant

Médor entend cultiver le plaisir d’écriture et de lecture. S’informer et s’amuser. L’humour est la politesse du désespoir. Et le plaisir est un formidable outil pour comprendre. On dirait bien qu’on va être drôle mais y a rien de pire que de l’affirmer.

Inventeur

Médor cherche, plus que Zénobe Gramme, Adolphe Sax et Edgard Frankignoul réunis. Avec un avantage sur les médias déjà en place : jusqu’il y a peu, il n’existait pas. Il a donc pu tout réinventer jusqu’à l’écosystème qui lui convient : média constitué en coopérative de lecteurs, graphisme en logiciel libre, prise de décision collective, rédaction en chef tournante, rémunérations décentes pour tous les auteurs.

Perfectible

Médor imprime sur papier FSC, pratique l’article 27 (démocratisation de l’accès à la culture et l’info), est attentif aux questions de diversité et d’égalité femmes-hommes, est livré à vélo et emballé par une entreprise de travail adapté (Nos Pilifs). À côté, Nicolas Hulot et Pierre Rabhi, ce sont les princes du Qatar. Mais on peut toujours faire mieux. Alors on continue…

Digne

Les personnes qui ont pensé Médor sont des producteurs de sens (journalistes, graphistes, etc.). Ils aiment leur boulot mais ont un peu mal à leur clavier, parce que le métier s’abîme, parce que l’urgence ronge le sens. Aujourd‘hui, un pigiste belge gagne en moyenne moins qu’un laveur de vitres (voir l’étude de l’AJP). Nous voulons un média digne sur toute la ligne. Augmentons les journalistes et les laveurs de vitres. Ils aident à y voir clair.

Médor c’est un magazine collaboratif

premier numéro

Tout d’abord, Médor est construit autour d’une coopérative de lecteurs, qui sont nos patrons de presse. Pour en savoir plus, c’est par ici.

Une rédaction horizontale et tournante

Les sujets sont choisis en réunion de rédaction par consensus. Pour garantir que Médor sorte tous les trois mois et pas tous les trois ans, une rédaction en chef pilote chaque numéro. Puis passe le relais à l’équipe suivante.

A quoi bon ? À obliger de considérer les arguments plutôt que les statuts. À empêcher la sclérose mentale du type au sommet qui pense tout seul. À partager les charges et les responsabilités. À les ouvrir à des extérieurs si on trouve ça intéressant.

Médor et le «peer review»

Comme , le journaliste médorien n’est pas tout seul. Deux fondateurs le suivent dans son projet dès le début, l’accompagnent dans ses questionnements, ses recherches de sources.

Médor et des équipes plurielles

Chaque article est entamé, écrit, développé et bouclé par un duo : journaliste et auteur visuel, que ce soit un photographe, un illustrateur et/ou un graphiste. Tout tableau de données, plan, cartographie, schéma, ou autre trace visuelle est mis en forme tandis que le texte est encore en cours d’écriture.

Médor et ses outils post-Gutenberg

Médor construit une plateforme de publication permettant aux journalistes de montrer les avancées rédactionnelles, d’appeler à l’aide pour la recherche d’un contact, d’une info, pour une relecture provisoire, une question déontologique. Cette plateforme est développée sous licence libre et proposée à tous les médias qui, comme Médor, basculent leurs pratiques et écosystèmes. Partage, on vous dit.

Un graphisme post-Gutenberg

Médor est le premier magazine de presse belge dont le graphisme est entièrement réalisé en logiciels libres (programmes qu’on peut utiliser et modifier librement), ici une technologie qui sert habituellement à composer des pages sur Internet (le HTML et le CSS). Il s’agit surtout de pouvoir s’approprier entièrement l’outil et de le bidouiller, ensemble, pour en sortir quelque chose de plus neuf et de riche ; de s’écarter un peu des logiciels mondialisés qui, à l’instar des monocultures, finissent par lisser les paysages et appauvrir l’imaginaire. Et c’est grâce à – ou à cause de – cela que Médor a une gueule différente des autres.

Les fondateurs

Portrait de Chloe

Chloé Andries

Elle aurait pu faire bonne sœur, mais comme elle en a déjà une, Chloé a choisi journaliste. Résultat, depuis sa sortie de l'École de journalisme de Lille, en 2006, elle écrit surtout des articles sur les religions (mais pas que), pour la presse belge et française, réalise des documentaires dans des trous paumés sans accès wifi, et a co-fondé il y a cinq ans un collectif de journalistes indépendants à Bruxelles, Canal ordinaire. Membre du conseil de direction de l'Association des journalistes professionnels (AJP), elle y représente les indépendants.

Portrait de Olivier

Olivier Bailly

Il y en a pas mal qui s'appellent Olivier Bailly. Lui c’est l’autre, journaliste indépendant et auteur, à Bruxelles. Il a écrit trois romans, quatre livres d'enquêtes/​reportage et de nombreux articles. En journalisme, il a reçu quelques prix et mendié plusieurs bourses (à moins que ça ne soit le contraire)…

Portrait de Jean-Pierre

Jean-Pierre Borloo

Après vingt ans de journalisme au Soir, pour lequel il arpentait surtout les couloirs du palais de Justice de Bruxelles, Jean-Pierre a rejoint l'AJP, où il coordonne le Fonds pour le journalisme. En parallèle, il arpente d'autres couloirs, à 6 900 mètres d'altitude. Il se situe quelque part entre journalisme, alpinisme et autres paysages en « isthme ».

Portrait de CelineD

Céline Decamp

Socio-économiste, Céline accompagne la création de projets collaboratifs, sociaux, agricoles et durables. Elle s’occupe des aspects financiers et juridiques de Médor. Nos plus savants graphiques et tableaux chiffrés, c'est elle.

Portrait de Colin

Colin Delfosse

Issu d’une famille nombreuse du Brabant Wallon, Colin se destinait à devenir riche et célèbre. Se lancer dans la photographie documentaire et s’intéresser au Congo n’était sans doute pas le chemin le plus évident. Qu’importe, dans le foisonnement de jeunes ambitieux qui sonnent aux portes de la gloire, il taille sa route et explore à coup de machette les nouvelles voies de la photographie documentaire.

Portrait de Philippe

Philippe Engels

Economiste et journaliste de formation, Philippe adore fourrer le nez là où d’autres freinent des quatre fers. Il a remporté deux prix de journalisme, travaillé 20 ans en tant que salarié (L'Echo et Le Vif), visité les coulisses de la politique et, là, il s’éclate en tant que free-lance. Rêvant tout de même d’un media qui bouscule—enfin—les petites habitudes.

Portrait de CelineG

Céline Gautier

Infiltrée à 'Elle' pendant près de dix ans, Céline rassure son monde en se décrivant comme « journaliste société, axée sur les sujets femmes, vélo et familles ». En réalité, elle aime (un peu trop) voyager et écrire des histoires d'excisions et de femmes sans-abris. Romaniste de formation, elle préfère le dikke journalisme au slow journalisme, roule en Brompton et pratique la randonnée vers Saint-Jacques de Compostelle.

Portrait de Geoffroy

Geoffroy Gits

Après des études de journalisme et de criminologie à l'ULB, Geoffroy avait le choix entre meurtrier ou justicier. Il s'est tout logiquement retrouvé à bosser en régie publicitaire pour la presse. Aujourd'hui, il est key account (que l'on traduira ici arbitrairement par « clé du compte ») chez IPTV, la régie de RTL.

Portrait de Pierre

Pierre Huyghebaert

Pierre fréquente la Wallonie puis l'ERG, cinéma d’animation et typographie. Graphiste de Bruxelles à Beyrouth, il glisse vers un travail d'auteur. En parallèle au studio Speculoos qu'il co-anime encore et toujours, il apprend à apprendre à la Cambre, lasagne expérimentations artistiques, cartographie, édition. Il entre en OSP (Open Source Publishing) et donne enfin libre cours à son amour des logiciels graphiques, ces discrètement beaux objets culturels. Quand il parle, on ne comprend pas toujours tout mais c'est toujours très doux et beau.

Portrait de Tiffany

Tiffany Lasserre

Pour une raison que l'on ignore, Tiffany a quitté sa terre natale suisse il y a quelques années pour adopter la Belgique. Ici, elle a poursuivi des études de théâtre au conservatoire de Liège, avant de se former aux relations publiques. En dehors de Médor, elle s'occupe donc aujourd'hui d'une compagnie théâtrale liégeoise.

Portrait de David

David Leloup

Journaliste depuis 2000, David aime traquer les conflits d’intérêts et gratter le vernis des choses, du lobbying industriel aux sociétés-écran. Il s'est intéressé de près aux dessous du contrat entre l’État belge et la firme GSK pour la fourniture de vaccins anti-grippe H1N1 en 2009. Plus récemment, il s’est plongé dans les coulisses du foot business, les archives de l’industrie du tabac et les arcanes des paradis fiscaux…

Portrait de Alex

Alexandre Leray

Naviguant entre design graphique et programmation, Alexandre s'intéresse à la relation entre outils numériques, pratiques du design et culture libre. Après des études de graphisme (Valence, 2004), il s'enrôle au Piet Zwart Institute (Rotterdam, 2007) où il apprend à détricoter et retricoter les médias numériques. Mais la rigueur gastronomique hollandaise le pousse à redescendre un peu plus au sud, à Bruxelles, terre d'exil culturel, où il élit finalement domicile, rejoignant en 2009 le collectif OSP.

Portrait de Ludi

Ludivine Loiseau

Fondue à l’encre de l’école Estienne, Ludi a tout réappris à Bruxelles, par une immersion au centre de spécialités graphiques Speculoos dès 2006 et par une rencontre avec le collectif OSP, à bord d’un van en 2008. Ludi interroge le rôle de la typographie contemporaine et tente un écho de sa pratique à l’ERG où elle est conférencière en typographie et culture numérique.

Portrait de Sarah

Sarah Magnan

Après s’être catapultée de Lyon, Sarah se parachute à l’ERG où elle s’aventure entre design graphique et art numérique et se fait les dents en tournant ses intérêts du côté du travail collaboratif en graphisme, du partage en ligne et des viaducs possibles entre web et print. Elle y prend goût et prend un wagon en rejoignant le collectif OSP en 2012.

Portrait de Benjamin

Benjamin Moriame

Persuadé que l’info locale sauvera le monde, Benja retourne toujours à Namur. Il donne des nouvelles, de la capitale wallonne et de sa région surtout, via l’auto-édition et par médias interposés – Le Soir, La Libre Belgique, Le Vif, Belga… Ceci exige parfois de changer d’air, à Bruxelles ou ailleurs. Amoureux de son pays et des autres sans distinction, Benja officie à temps partiel dans la coopération, avec les étudiants de l’Université de Namur, qui, insiste-t-il, sont presque comme les autres.

Portrait de Quentin

Quentin Noirfalisse

Né sur les flancs de l'ancienne cité lainière de Verviers, Quentin est accro aux courbes historiques, sociales et économiques du Congo, à sa rumba et aux tours et détours d'Internet. Gratte-clavier indépendant pour la presse belge, documentariste et scribe chez Dancing Dog Productions, il se penche actuellement sur le Ministre des poubelles de Kinshasa et prépare un webdocumentaire sur les visages et les données de Bruxelles.

Portrait de Louis

Louis Theillier

Au début du siècle, Louis oscillait entre art contemporain et travail à la chaîne, avant de devenir par la force des choses auteur de BD, depuis la sortie de son premier ouvrage « Johnson m'a tuer » (Journal de bord d'une usine en lutte) chez Futuropolis en 2014. Depuis, après une trop courte carrière d'imprimeur offset, cet éternel touriste cherche à tracer des pistes dans des zones inexplorées de la bande dessinée franco-belge.

Portrait de Anouchka

Anouchka Vilain

Anouchka marche le nez en l’air sur un fil en balade. Pour garder l’équilibre, elle écarte les bras et puis ouvre les mains. Dans l’une, on trouve une voix claire qui éclate en chansons, des rires, des amis, des enfants. Dans l’autre, un talent fou pour écouter le monde, pour porter les messages qui en valent la peine. Le fil d’Anouchka traverse le bois de la Cambre, passe par le théâtre de Poche, fait un crochet par la niche de Médor, va saluer la presse francophone, continue sa route. Souvent, dessus, elle ne marche plus, elle danse.

Portrait de Sandrine

Sandrine Warsztacki

Elle rêvait de devenir glaciologue. Ou marchande de glaces. Sandrine a fini par vendre des articles sur papier glacé. Elle a trempé sa plume pour Metro, Victoire, Imagine, Slate, est aujourd’hui rédac' chef du magazine d'actualité sociale Alter Échos. Membre du Conseil de déontologie journalistique.