FAQ

Médor se dit pour tous, ouvert, social, mais il coûtera quand même 15 euros…

Argh. Bien joué. Là vous marquez un point… 15 euros c’est cher. Juste quand même, signalons que si une personne relève des conditions de l’article 27 (chômeur ou assimilé), Médor est accessible à 1,25€ à Bruxelles et en Wallonie. Ce n’est pas transcendant, mais c’est déjà ça.
Médor se retrouve par ailleurs en consultation gratuite dans la plupart des bibliothèques. Certaines proposent même des prêts.

« Novateur », et blablabla que je suis le meilleur, on se la joue grand seigneur chez Médor…

Coopérative, décisions communes, hiérarchie tournante, structure horizontale, logiciels libres, salaires décents pour tous, transparence des comptes, vous en connaissez beaucoup des médias comme ça ? Ça c’est pour le processus. On essaie aussi de booster les rubriques et le chemin de fer et d'accoler au média une démarche artistique forte. On ne prétend pas réinventer le journalisme. Faire du journalisme de qualité avec des infos uniques et un vrai ton, c'est déjà formidable.

Ça sert à quoi la hiérarchie tournante ?

À obliger de considérer les arguments plutôt que les statuts. À empêcher la sclérose mentale du type au sommet qui pense tout seul. À partager les charges et les responsabilités. À les ouvrir à des extérieurs si on trouve ça intéressant.

Paraît que vous voulez être drôle, aussi ?

Disons qu’on en a beaucoup parlé mais ce n’est pas facile à définir, ou à décréter. Disons qu’on est attentifs à ce qu'il y ait des sujets dans Médor disposant d'un potentiel humoristique (un tour européen avec des touristes chinois est plus prometteur que le récit d’un viol collectif d’une ado par exemple). Le reste, l’écriture, cela tient de la dimension artistique. Donc c’est fragile et personnel.

De la pub ?! Mais non ?!

Mais si. Des produits, des événements ou des structures valent la peine d’être promus. Et puis, l’apport de la pub est à ce point marginal (3% du budget d'un numéro) qu’aucun annonceur n’aura d’emprise sur nous (au contraire des coopérateurs). Et les subsides, avoir les pouvoirs publics comme principal annonceur, c’est rassurant ça ?

Au service du lecteur ?

Oui parce que c’est lui que nous voulons nourrir. Mais pas à la botte du lecteur (il ne nous dicte pas les choix rédactionnels selon ses envies de lecture, des conseils « conso », etc.) Pas de journalisme de l'offre chez Médor, mais bien du journalisme de la demande.

Et ce lecteur s'il veut s'abonner, il fait comment ?

Si vous êtes nouveau, c'est-à-dire que vous n'êtes ni coopérateur, ni ancien abonné, ni acheteur d'un numéro à la pièce, alors il vous suffit de faire une demande d'abonnement. Vous remplissez vos coordonnées, les validez et hop, une facture vous parvient par mail. Une fois le paiement reçu chez nous, on valide l'abonnement et vous en êtes informé par mail. L'abonnement commence au numéro qui paraît dans le trimestre suivant.

Si vous êtes déjà connus de nos service, c'est encore plus rapide mais il vous faut vous créer un mot de passe. Une fois ce mot de passe créé, vous vous connectez et vos coordonnées sont déjà encodées.

Indépendant, et comment ?

Nos « Rupert Murdoch » sont des centaines de coopérateurs. On a de la pub mais en dose homéopathique (même si adjoindre « homéopathique » à « pub » va en rendre plus d’un malade). Et l’essentiel des ressources proviennent des lecteurs. Diversifier, ne pas quémander, pas de pitié.

La Sowecsom intervient dans le capital de la coopérative. C'est bien joli ça mais j'insiste : et votre indépendance dans tout ça ??? 

La Sowecsom a investi 38.800 euros qui permettra à notre titre de presse de vivre plus sereinement ses premières années. C'est la raison d'être de Sowecsom de soutenir des entreprises à finalité sociale et fonctionnement horizontal. Pour l'indépendance, on est tranquille. Pourquoi ?  

Parce qu'il s'agit d'un investissement, pas d'un subside. C'est une somme acquise une fois pour toutes. Donc pas de pression subtile liée à des subsides récurrents. Ensuite, cet argent ne change rien au principe 1 personne = 1 voix. En gros, pour peser aussi lourd que Sowecsom dans Médor, vous devez mettre...20 euros. Soulignons que Sowecsom n'a demandé (et n'aurait reçu) aucune disposition particulière pour suivre cet investissement, comme une place au CA par exemple. D'ailleurs, ils n'y sont pas. Enfin, Sowecsom peut retirer son argent à tout moment, comme n'importe quel coopérateur. Cependant, les statuts de Médor stipulent que le retrait d'un coopérateur ne peut pas mettre en péril le projet. Impossible de mettre la pression du genre "on retire nos billes dans le mois qui suit". Il est par ailleurs prévu implicitement que Sowecsom se retire de Médor entre la 6e et 10e année afin de réinvestir cet argent dans une autre coopérative. Donc vraiment, Sowecsom veut soutenir le projet Médor, pas le noyauter, encore moins le couler. Rassuré ? 

 

D'autres questions ? Écrivez-nous à l'adresse medor@medor.coop