Portrait

Passez
aux aveux...

La Belgique est le seul pays d’Europe de l’Ouest à utiliser le polygraphe ou « détecteur de mensonges » dans des affaires judiciaires. Une proposition de loi envisage d’inscrire son utilisation dans le Code d’instruction criminelle, malgré de gros doutes sur sa fiabilité.

Dans un des quatre locaux bruxellois réservés aux tests par polygraphe au sein de la police judiciaire fédérale, une chaise à accoudoirs attend. Le polygraphe n’est pas une machine complexe, munie de boutons clignotants et de curseurs. C’est un ensemble de capteurs reliés autrefois à un enregistreur graphique, aujourd’hui à un ordinateur : deux pneumographes sous forme de ceintures que l’on place autour du thorax et de l’abdomen du suspect pour mesurer sa respiration, des capteurs que l’on clipse au bout de ses doigts pour évaluer sa transpiration et son volume sanguin, un brassard attaché...