Droit de réponse

Droit de Réponse de M. Abass Haïdara Cherif

relatif à l’article : Semlex au pays de l’or noir

J’ai pris connaissance de votre article « Semlex au Pays de l’Or Noir » paru le 11/9/2018 que vous présentez comme le résultat d’un important travail de recherches mené dans la rigueur des règles du journalisme d’investigation. Ce texte expose que certains membres de l’entourage de la présidence du Congo Brazzaville auraient favorisé la société Gunvor et que cette dernière aurait eu recours à la société Semlex pour distribuer des dessous de table à divers proches de la même présidence « parmi lesquels Abbas Haidara, à l’époque un des conseillers les plus infuents de la présidence ».

Votre article poursuit en indiquant « Haidara n’a pu être contacté pour commenter cela. »

Je ne peux que m’étonner de n’avoir pas été contacté, alors que je réside en Belgique où il est extrêmement facile de se mettre en contact avec moi. D’autant plus qu’il s’agit d’accusations de nature à porter gravement atteinte à mon honneur.

Si j’avais été contacté, je n’aurais pas manqué de vous faire savoir que je n’ai strictement rien à voir avec les afaires évoquées par votre article. S’il est exact que j’occupe des fonctions de conseiller près le Président de la République du Congo Brazzaville et que M. Gandzion m’est apparenté, je tiens à vous dire que je n’ai eu à connaître des dossiers Gunvor et Semlex, ni de manière directe, ni de manière indirecte et que je n’y suis intervenu ni à titre officiel, ni à titre officieux, ni d’une quelconque autre façon.

Je vous confrme également n’a voir reçu directement ou indirectement ni aucun paiement, ni aucune autre forme de rémunération, ni aucun avantage, quelqu’en soit la forme, de la part des deux sociétés évoquées. J’attire, enfn, votre attention sur le fait que ces deux dossiers font ou ont fait l’objet de procédures judiciaires -notamment en
Belgique- sans que jamais je n’ai été appelé ou convoqué dans leur contexte.

Un travail journalistique rigoureux n’aurait pas manqué de vous conduire à la conclusion que c’est à tort et sans doute par pure malveillance que l’on cherche à me mêler à ces dossiers avec lesquels je vous répète n’avoir rien à faire ni de près, ni de loin.

En effet, si vous aviez pris soin de chercher à me contacter vous auriez évité de relayer à mon sujet des accusations infamantes sur la mise en circulation desquelles je me réserve d’exercer tous recours judiciaires.

Je vous remercie également de bien vouloir indiquer à votre correspondant de l’OCCRP qui reprend une traduction anglaise de votre article que celui-ci à fait l’objet d’un démenti formel et vigoureux de ma part et les inviter également, par correction déontologique et pour la parfaite information de leurs lecteurs, à le publier in extenso. »

 


Médor maintient ce qu’il a écrit, à savoir :

Par l’intermédiaire de Semlex et Gandzion, ces paiements ont alors été envoyés au président congolais Denis Sassou-Nguesso, à son épouse Antoinette Nguesso, à son fils Denis Christel Sassou-Nguesso, à son neveu Edgar Nguesso et à d’autres officiels proches du pouvoir congolais, parmi lesquels Abbas Haidara, à l’époque un des conseillers les plus influents de la présidence. Haidara n’a pu être contacté pour commenter cela.