Droit de réponse

Droit de réponse de la SA Duferco Belgium à l’article : « L’Affaire Duferco – Acier trompé »

Droit de réponse de la SA Duferco Belgium à l’article : « L’Affaire Duferco – Acier trompé » de Philippe Engels paru dans le numéro 9 de Médor du 6 décembre 2017

La direction de la SA Duferco Belgium a pris connaissance de l’article intitulé “L’Affaire Duferco – Acier trompé”, publié sous la plume du journaliste Philippe Engels dans le numéro 9 du 6 décembre 2017 du périodique Médor.

Cet article, qui s’appuie principalement sur le témoignage de deux ex-employés de Duferco, est truffé d’allégations mensongères et d’inexactitudes quant aux activités réelles de Duferco Belgium et aux prétendues malversations ou irrégularités que celle-ci aurait commises entre 2011 et la fermeture de l’usine de La Louvière en 2013.

Ainsi, dès les premières lignes, il est affirmé que Duferco s’est replié en Italie en laissant des sols pollués qu’il revend aujourd’hui chèrement aux pouvoirs publics wallons (sic). Plus loin, dans l’article en cause, Philippe Engels affirme que la nouvelle mission de Duferco est de “tenter d’assainir des sols pollués et de les refiler aux pouvoirs publics wallons”. La réalité est strictement à l’opposé de ce qui est décrit puisque l’une des activités actuelles du groupe consiste précisément à dépolluer les sols en cause alors que la pollution dénoncée dans l’article résulte d’activités historiques bien antérieures à l’arrivée de Duferco en Belgique, pour y construire des projets immobiliers destinés aux particuliers ou aux so­­ciétés privées – et non aux pouvoirs publics.

À la page 33 de l’article, M. Engels, évoquant le rôle de M. Massimo Pioggia, à savoir l’un des deux ex-employés contre lesquels Duferco Belgium a dû déposer une plainte pour calomnie et diffamation, relate que celui-ci aurait été mandaté par la direction du groupe “pour étouffer toute rébellion d’ouvriers mécontents” et que l’intéressé aurait “régulièrement répondu aux demandes de la direction de délivrer des badges d’accès à des ouvriers ou des cadres non inscrits auprès de la sécurité sociale belge, et donc, moins coûteux”, laissant ainsi sous-entendre que Duferco Belgium engageait des ouvriers ou des cadres au noir.

Ces affirmations sont mensongères et relèvent de la pure élucubration. Duferco Belgium ne peut que confirmer qu’elle a scrupuleusement respecté dans le cadre de ses activités, tant passées qu’actuelles, la législation sociale belge et que tous les ouvriers et employés qui ont travaillé sur son site à La Louvière ont toujours été déclarés et en règle. La page 39 de l’article en cause relève les déclarations des deux ex-employés précités, à savoir Massimo Pioggia et Mustapha Ekinçi, dont les témoignages émergent de nombreuses années après les “faits”, selon lesquelles ils suspectaient une partie des dirigeants syndicaux d’avoir été soudoyés par la direction de Duferco, en précisant que “certains d’entre eux auraient ainsi touché jusqu’à 750 000 € lors de la fermeture de l’usine en 2013 pour qu’ils se taisent” (sic).

Ces allégations mensongères ne repo­sent encore une fois sur rien. Duferco Belgium confirme pour autant que de besoin que les indemnités de sortie versées aux employés de l’usine l’ont été dans le cadre de conventions négociées et signées à la décision de fermer l’usine, et que celles-ci l’ont été dans le plus strict respect de la législation et des conventions collectives applicables.

Même si c’est une évidence, l’article en cause contraint Duferco Belgium à indiquer qu’elle n’a jamais “soudoyé un homme politique important (sic)”, comme le relate sans la moindre preuve l’article en cause en page 37, toujours sur la base du témoignage des deux ex-employés précités.

À la page 35 de l’article, dans le contexte de l’incident qui s’est déroulé sur le site de Duferco à La Louvière dans le courant du mois de septembre 2011, à savoir la fusion accidentelle dans le four électrique d’une source de césium 137, le journaliste Philippe Engels relève à nouveau les témoignages des deux ex-employés précités qui affirment, de manière tout à fait surprenante, “qu’une partie des poussières radioactives ont été ensevelies sur le site avec des grues, afin de minimiser l’ardoise” (sic). Si un journaliste n’y avait attaché l’apparence du péremptoire, ces affirmations relèveraient du risible : un simple sondage en surface avec un banal compteur Geiger permettrait de détecter immédiatement les poussières en cause, tant il est vrai qu’un enfouissement sous quelques mètres de terre serait impuissant à bloquer les rayonnements ionisants émis par le césium 137. Force est de constater que ni l’Agence fédérale de contrôle nucléaire ni Controlatom n’ont détecté une telle anomalie, et ce malgré leur suivi attentif de l’incident.

Pour autant que de besoin, Duferco Belgium confirme que tous les contrôles effectués sur le site après l’incident par les organismes compétents, ont confirmé l’absence totale de substances radioactives dans tout ou partie du sol de Duferco La Louvière, les poussières en cause ayant été confinées dans le système de dépoussiérage de l’aciérie. Dès la découverte de l’incident, Duferco Belgium a pris toutes les mesures nécessaires pour le gérer en toute sécurité, en coordination avec les autorités compétentes et notamment l’Agence fédérale de contrôle nucléaire, et sous la supervision de Controlatom, expert agréé. Un compte rendu détaillé et documenté de l’incident survenu, de son impact en termes environnementaux et des actions décidées sous le contrôle étroit des autorités compétentes pour le traiter, a dûment été fourni au comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT) de l’entreprise, dont les deux témoins de M. Engels étaient membres, le sieur Ekinçi ayant d’ailleurs assisté aux deux réunions extraordinaires consacrées à cet incident en date des 14 et 16 septembre 2011, sans évidemment émettre la moindre objection ou observation, alors qu’il aurait été soi-disant témoin de faits particulièrement graves.

Cet élément, si aisément vérifiable, est malheureusement à l’image de l’article publié et est aussi révélateur de la qualité des “témoignages” fournis par les deux délégués syndicaux précités dont les affirmations calomnieuses et fantaisistes ne sont motivées que par la seule volonté de nuire à leur ex-employeur. La publicité donnée à ceux-ci par l’article en cause nuit à l’image de Duferco Belgium, qui se trouve obligée de devoir réagir à des contre-vérités évidentes et qui déplore le grave dommage occasionné à sa réputation. »

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