L’info à poil Dans les vestiaires des médias

Des Uber-correcteurs

Espèce menacée, le correcteur de presse quitte peu à peu les salles de rédaction. Ce sont désormais des Français bossant pour des Suisses à 10 euros de l’heure qui traquent les fautes dans certains de nos journaux belges.

« Cher correcteur, après que tu aies  relu mon article ni noir, ni blanc, tu as mis à jour mes erreurs non-exhaustives, voire même pallié à mon incurie. Merci à toi. Et pardon d’avoir rassemblé en une phrase tous les cauchemars de la profession : un subjonctif au lieu de l’indicatif, une virgule entre “ni… ni”, un “à” qui balaie le “au”, un trait d’union qui s’incruste, le pléonasme “voire même” et cet impossible “pallier à”… » Ce palmarès des fautes nous a été soufflé par un correcteur – appelons-le Robert – qui les répertorie. Robert travaille pour CopieQualité, société genevoise...