On n’en a pas fini Médor remet le nez dans ses articles passés

Des affiches de Médor arrachées à Saint-Josse…

été 2018

poster Kir royal

Notre enquête consacrée à Emir Kir, le bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode, n’a guère plu au principal intéressé. Au point de censurer le magazine ? Des témoins nous rapportent qu’un échevin tennoodois, Kadir Ozkonakci, a exigé d’un commerce local qu’il enlève une affiche présentant la couverture de Médor. « Ce n’est quand même pas agréable », a-t-il plaidé. Certes, l’article n’avait pas pour but principal d’agréer le mayeur. Conciliants, les tenanciers ont ôté l’objet du litige, avant de l’afficher à nouveau quelques heures plus tard. Le jour même, ils ont reçu une seconde visite, moins courtoise. Un homme, qui ne s’est pas présenté, les a pris à partie avant d’arracher l’affiche. « Il s’est même vanté d’en avoir arraché une dizaine, se souvient un témoin. Et c’est vrai qu’après, je n’ai plus vu d’affiches dans le quartier. » Contacté, l’échevin Ozkonakci, un proche de Kir, n’a pas répondu.

… où les intimidations se poursuivent

L’enquête pointait les intimidations dont sont coutumiers le bourgmestre et son entourage. À l’approche des communales, tous les partis font ainsi état de difficultés à recruter des candidats d’origine turque face au champion des voix de cette communauté. Selon des témoignages, M. Kir lui-même exerce des pressions pour dissuader des concurrents de se présenter contre lui. Malgré notre article, rien ne change à Saint-Josse. Récemment, le MR a connu un désistement inattendu. « J’en ai ma claque de cette façon de faire de mafieux », s’énerve le chef de file de la locale MR, qui avait déjà perdu un candidat de la même manière en 2012. Dans un mail, le candidat en question fait état de contacts entre son père et l’entourage d’Emir Kir. « Vu cette pression et vu mon travail indépendant, ce n’est pas facile », s’excuse-t-il. DéFI aussi rapporte des pressions. Un jeune candidat, populaire dans la commune, relate avoir reçu des coups de téléphone intimidants de deux échevins socialistes, visant à le dissuader de se présenter sur la liste amarante.