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La firme belge Semlex, le trader pétrolier Gunvor et la guerre civile en Côte d’Ivoire

La firme belge Semlex et le trader pétrolier Gunvor ont tenté d’alimenter la guerre civile en Côte d’Ivoire

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Philippe Engels. Tous droits réservés.

Le consortium de journalistes OCCRP auquel est associé Médor publie une nouvelle enquête dans l’affaire Semlex/Gunvor. Les firmes Semlex basée à Uccle (production de documents biométriques) et Gunvor (négoce de pétrole) auraient aidé l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo à s’armer contre sa population lors de la guerre civile de 2011. Une correspondance confidentielle évoque une commande pour l’équivalent de 4,5 millions d’euros d’armes (6,3 millions de dollars). La liste annexée comprenait près de 7 millions de munitions, 6 000 grenades propulsées par fusée et 300 grenades fumigènes.

Le consortium de journalistes OCCRP auquel est associé Médor publie une nouvelle enquête dans l’affaire Semlex/Gunvor. A l’issue d’une très longue investigation, mobilisant de nombreux journalistes dont Philippe Engels (Médor), l’OCCRP avance que les firmes Semlex basée à Uccle (production de documents biométriques) et Gunvor (négoce de pétrole) ont tenté d’aider l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo à s’armer contre sa population lors de la guerre civile de 2011. Des troubles avaient alors fait 3 000 morts. En renonçant à démissionner lors de sa défaite aux élections présidentielles, Gbagbo avait provoqué cette deuxième guerre civile en dix ans.


Des mercenaires français ont été utilisés en 2011 pour fournir des armes au président aux abois. Les mercenaires en question font l’objet d’une relance d’enquête de la justice française sur de présumés crimes contre l’humanité.


Des documents confidentiels qui ont fait l’objet d’une fuite, expliquent en détails comment les sociétés Semlex et Gunvor ont tenté de s’approvisionner en armes russes, y compris au pays de Poutine, pour aider le régime Gbagbo. Ces documents montrent notamment que la firme belge Semlex a signé un contrat avec une société tunisienne appartenant à deux marchands d’armes notoires, tous deux pointés par l’ONU pour avoir violé les sanctions en vigueur en Côte d’Ivoire.


Dans cette investigation, une correspondance confidentielle montre qu’un conseiller de Laurent Gbagbo a écrit à un intermédiaire sous contrat de consultance avec Semlex, le Français Olivier Bazin, le 24 janvier 2011 : « Voici le matériel dont nous avons besoin d’urgence. » Il listait …

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